‹ Michel Le TellierChapitre 77 sur 179 · LXXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXXVI INTRODUCTION

préposées à la garde des places et qui y tenaient garnison, le roi s'était chargé de pourvoir à leurs besoins, moyennant une indemnité de sept cents livres par jour, qui lui seraient payées par le Piémont. Madame ayant informé Le Tellier qu'elle avait écrit à son représentant à la cour de France , d'être déchargée pour le moment de payer cet impôt qui , ajouté à celui des cantonnements était écrasant, le 28 mai Le TelHer rendit compte de l'incident à Mazarin, et, dans le cas où le roi voudrait passer outre , il disait' qu'au lieu de faire lever cette somme par les soins des officiers français, gouverneurs des places, comme cela s'était pratiqué l'année précédente, il serait de l'intérêt du Piémont de faire percevoir l'impôt par ses propres agents qui s'en acquitteraient plus aisément et à moins de frais (*). Mazarin répond à Le TelHer qu'il fallait que Madame satisfit à l'engagement pris, sauf à se faire indemniser dans une occasion favoraI)le f ). Dans cette affaire, malgré l'avis de Le Tellier et de Mazarin, Madame obtient une demi-satisfaction; l'impôt ne sera pas perçu pendant l'hiver, il est ajourné à l'été suivant. A cette occasion, Des Noyers expose une maxime

(i) Le Tellier à Mazarin, 28 mai 1641, p. 66. (2) Mazarin à Le Tellier, 13 juin 1641, p. 77.

Page 1