‹ Michel Le TellierChapitre 79 sur 179 · LXXXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXXXVIII INTRODUCTION

» reur aux autres, en sorte que je vois qu'au » moins on peut espérer de diminuer beaucoup » le mal qui ne peut être imputé qu'aux offi- » ciers, en ce que, faisant leurs conditions pour » leurs places (') plus haut qu'ils ne devroient, » ils sont obligés de stipuler un avantage pour » leurs cavaliers proportionné à celui qu'ils ti- » rent pour eux.

» Outre ce qu'on tire du pays , il y a des ca- » valiers qui se mêlent d'aller sur les grands » chemins troubler le commerce qui seul peut » entretenir le Piémont, en volant les mar- » chands, prenant leurs voitures. Deux cavaliers » ont été à Carmagnole saisis de la marchan- » dise qu'ils venoient de voler; je me rendis » sur les heux, et, le 1" du courant, instruisis » le procès et le jugeai le matin avec les offi- » ciers, et le fis exécuter raprès-diner. Leurs » corps sont aux avenues des grands chemins » avec des écriteaux pour la satisfaction du pays » et servir d'exemple aux autres (*^

Ces exécutions, quel que soit le coupable, excitent toujours une certaine pitié. Le Tellier rend compte à Des Noyers d'un incident de ce genre : « Je fis arrêter aux portes de Turin , le

(1) Places est ici synonyme de rations de fourrages.

(2; Le Tellier à Des Noyers, 4 février 1641, pp. 41 et 42.

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