‹ Michel Le TellierChapitre 88 sur 179 · INTRODUCTION. CI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CI

» France, qu'ils prissent leur argent à Lyon ^) (pour recrues), et ne leur fissent guère de re- » crues. J'estime que pour faire cesser ce dé- ^) sordre qui est presque universel, il seroit nén cessaire qu'il vous plût faire un ordre sévère j) contre ceux qui ne satisferont pas à leurs ;) traités (^). ^> Des Noyers répond à cette communication : V Le roi a trouve fort mauvais que » vous n'ayez pas fait mettre la main sur le ^) collet à ces officiers. Ce qui est si criminel que » Sa Majesté ne sauroit seulement en entendre ^) le rapport, sans entrer dans une extrême in- » dignation contre eux, et en vérité elle vous a » fort blâmé de ce qu'ayant appris le mal vous » n'en ayez pas fait faire un exemplaire cliatin ment (-). » Le Tellier explique à Des Noyers ([u'il n'a pas manqué de diligence, qu'il a mis tout en œuvre pour avoir des preuves qui lui font défaut et que sa lettre visait plutôt les recrues de l'année courante que celles de l'année précédente (^). Au sujet des recrues de la présente année. Le Tellier envoie un état des hommes qui sont arrivés et des régiments qui n'en ont point amené, attendant pour tout délai jusqu'à

(1) Le Tellier à Deg Noyers, 18 avril 1641, p. ÎST.

(2) Des Noyers à Le Tellier, 20 avril IGil, p. 59.

(3) Le Tellier à Des Noyers, 17 mai 1611, p. 6i.

cil INTRODUCTION.

la fin de juillet courant, époque à laquelle « il » faudra choisir quelques-uns pour faire bruit. » M. le comte d'Harcourt y est bien résolu ('). » En même temps, Des Noyers écrivait à Le Tellier : « L'on s'étonne par deçà que l'on ait dé- » pensé près d'un million et demi de livres pour » les seules recrues de votre armée, et que l'on » mande qu'il n'y a que huit mille hommes à » la campagne... de sorte que vous n'auriez » que quinze cens hommes d'augmentation, ce » qui seroit ridicule, vu Fimmensité de la dé- » pense (^). »

Le 3 août, Le Tellier écrivait à Des Noyers : « Sitôt que la voiture (les fonds qu'elle apporte) » que nous attendons sera arrivée, on fera une » revue générale, tant de cavalerie que d'infan- » terie. Je vous en enverrai les extraits avec » l'état des recrues qui ont passé en Piémont, i> qui sont bien au-dessous de ce que les ofû- » ciers étoient obligés de faire par leurs traités. » M. le comte d'Harcourt est résolu d'en chà- » tier quelqu'un sévèrement pour les obliger de » mieux faire à l'avenir. J'y contribuerai de ma » part tout ce qui sera possible (^). »

(1) Le Tellier à Des Noyers, 4 juillet 1641, p. 85,

(2) Des Noyers à Le Tellier, 1" juillet 1641, p. 84,

(3) Le Tellier à Des Noyers, 3 août 1641, p. 100.

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