‹ Michel Le TellierChapitre 89 sur 179 · INTRODUCTION. CIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. CIII

Mazarln était tenu aussi au courant de cette affaire, et Le Tellier lui écrivait le 3 septembre, qu'on n'avait pas reçu plus d'un tiers des hommes que les officiers devaient fournir et que le mal étant général, le comte d'Harcourt se proposait de sévir après la campagne ['). Cet abus a mis Ouérasque en grand danger, lors du premier assaut que la place a soutenu : « M. de Souvigny » qui en est gouverneur, dit Le Tellier, est un » homme de service, maisne s'est jamais contenu » sur le service de ses intérêts. Ce que je dis de » Quérasque se peut appliquer à toutes les » autres places, dans lesquelles on a été obligé « de jeter, pendant cette campagne, douze à ^> treize régimens de ceux qui étoient destinés » pour servir en campagne. Je vous supphe, )> Monsieur, d'y vouloir bien penser (-). » Cette recommandation était trop pressante pour être négligée par Mazarin : le roi et Richelieu surtout se sont chargés de la réponse. Celle du roi peut se résumer ainsi : il licencie les régiments qu'il désigne et dont l'etlectif est d'une faiblesse extrême; quant aux ofliciers qui n'ont pas foit de recrues, le comte d'Harcourt reçoit l'ordre de les arrêter et de faire leur procès. « Je désire,

(1) Le Tellier à Mazarin, 3 septembre 1641, p. 104.

(2) Le Tellier à Mazarin, 3 6ei>tembre 1G41, p. 10."..

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