‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 18 sur 178 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

qu'il se croit dispensé de renouveler ses assurances de service, car, dans toutes les lettres qui vont suivre, nous lirons des compliments analogues. Dans Fautre lettre, il parle à mots couverts, mais les choses paraissent sérieuses, et il tient un langage qui ne lui est pas ordinaire. Habituellement il n'emploie que des épithètes douces et flatteuses, ici il semble se fâcher et parle impérativement. « Quant aux avis que » vous me mandez, dit-il, je vous avoue qu'ils » m'ont surpris, s'étant passé autrefois ce que » vous savez. Vous devez être satisfait de faire » de votre côté , ce à quoi vous êtes obligé du » reste. Il faut prendre patience, quand le re- » mède ne vient pas de nous (*). » De quoi s'agit-il donc? Il y a là certainement quelque péché de jeunesse dont Mazarin ne peut pas s'occuper et dont il faut que Le Tellier le débarrasse , en y mettant de la patience. Il y a longtemps que nous avons lu pour la première fois ce fait rapporté dans un livre dont le titre s'est eflacé de notre mémoire.

(1) Mazarin à Le Tellier, i9 novembre 164i, p. 137. — Mazarin répond ici à une lettre de Le Tellier, du 3 novembre. A cette date, nous en avons une adressée à Des Noyers (p. 128). La lettre à Mazarin est une copie de celle de Des Noyers, sauf le paragraphe cité plus haut, concernant spécialement Mazarin, et qui nous manque aujourd'hui. Il est probable que ce paragraphe a été ajouté par Le Tellier lui-même sur le double destiné à Mazarin.

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