‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 19 sur 178 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

Mazarin avait promis amitié à Le Tellier, celui-ci de son côté s'est montré tout dévoué à un personnage très-sympathique par lui-même et ayant l'oreille de Richelieu. Sa correspondance ne laisse aucun doute à cet égard. Voici , pris parmi bien d'autres, le passage d'une lettre qu'il écrit à Mazarin, et qui doit être une réponse à celle du 13 juin, mentionnée plus haut : « Je » ne puis répondre aux témoignages que vous » me faites l'honneur de me donner de votre

* bienveillance, qu'en vous assurant que je me » suis donné tout à fait à vous, et que je vous » servirai, en toutes occasions, avec toute la » fidéhté que vous pouvez attendre d'un homme

* qui vous honore parfaitement (*). »

Mazarin est, après Des Noyers, le correspondant le plus actif de Le Tellier. Homme de cour, un peu trop verbeux, parole simple et qui plaît ; paraissant toujours disposé à se mettre en quatre pour vous servir, bien qu'on sente qu'il serait indiscret de le prendre au mot ; vous comblant de compliments et les exprimant avec une grâce toute particulière. Nous ferons seulement une citation et nous n'aurons que l'embarras du choix. « Je ne veux pas finir cette lettre sans me

(1) Le Tellier à Mazarin, 22 juillet 1641, p. 99.

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