‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 29 sur 178 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

pensée du reste , mais trop dure , se plaignant à Le Tellier, arrivé depuis un mois seulement , de n'avoir pas encore reçu des documents qui sont au nombre de ceux qui ne s'improvisent pas; et lui reprochant gratuitement de passer son temps à Turin à faire sa cour à la Régente et au comte d'Harcourt (*). Autre incident fâcheux : de Bulhon qui , le 20 décembre , disait à Le Tellier de compter sur lui, mourait deux jours après, frappé d'apoplexie. Ces contre-temps se succédant n'étaient pas tous à la connaissance de Le ïeUier, quand il répondit le 24 décembre à la lettre de Des Noyers du 26 novembre. Pour nous, qui croyons, d'après ce qui précède, qu'il voulait conserver son intendance, cette réponse ne nous donne pas le fond de sa pensée , mais avec quelle modestie et quelle habileté elle est écrite ! Elle ne nous montre pas un administrateur inexpérimenté et hésitant ; elle nous trace un tableau saisissant de l'indiscipline et des pilleries d'une armée qui était cependant en pays ami, et, en finissant, quand il cite d'Argenson et fait de lui un grand éloge , il ne manque pas de rappeler sa naissance « qui » donne un merveilleux crédit parmi les gens de

(1) Des Noyers à Le Tellier, 26 Dovembre i640, p. 18.

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