‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 66 sur 178 · INTRODUCTION . LXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION . LXVII

» leur tête quelqu'un de notre maison, m'en- » voyèrent un lieutenant me prier de faire quel- » ques démarches pour obtenir cette place. » M. le cardinal-duc, qui m'avoit nommé en- » seigne-colonelle de son régiment de la Marine, » y consentit. (J'avois vingt-deux ans). Le régi- » ment que je prenois n'avoit que quatre cens » hommes ; je fis par mes soins une recrue de » pareil nombre et je menai le régiment en » Italie. Le comte d'Harcourt, qui commandoit » l'armée , le trouva très-bon et m'en donna » tout l'honneur. 11 entreprit pendant cette » campagne le siège de Coni; mon régiment y » servit fort bien, et M. le comte d'Harcourt en » fut si content qu'il le fit savoir à la cour. — « Quand la campagne fut finie, on nous envoya » en quartier d'hiver en Piémont. C'étoit un » pays abandonné aux troupes , où j'aurois pu » faire un traité fort avantageux , mais je me »» contentai de régler les choses sur un pied que » mon régiment y put subsister, et, peu de jours » après, je me mis en chemin pour Paris... Mon * régiment me valoit peu de chose (*). »

Nous verrons plus loin, page 158, qu'en l'absence de son colonel, le régiment de Navailles

(1) Mémoires du duc de Navailles, pair et maréchal de France, pp. Il à 30. —Paris, 1701.

Page 1