‹ Michel Le Tellier, son administration comme intendant d'armée en Piémont, 1640-1643Chapitre 67 sur 178 · LXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXVIII INTRODUCTION

n était pas des mieux administrés. C'est ce que constate Le Tellier, bien qu'il fasse des réserves à la louange du colonel.

Connaître l'effectif d'un corps, c'est-à-dire le chiffre des hommes présents sous les drapeaux, est aujourd'hui la condition indispensable pour le général à la tête d'une armée, et pour le trésor qui a la charge de pourvoir à sa solde, à sa subsistance, à son habillement, etc. Cette condition n'était remplie du temps de Le Tellier que très-imparfaitement. Il nous apprend que, pour les distributions du pain, on s'est réglé sur les revues des troupes qui se sont faites, au passage du Dauphiné en Italie, bien que le nombre des gens de guerre ait diminué notablement en peu de temps par maladies ou désertions. Et après le siège de Turin, « M«' le comte d'Harcourt a » dit que , connoissant le travail continuel des » troupes et l'importance du succès de siège » pour la réputation des armes du roi, il n'a pas » estimé être du service de Sa Majesté de les » dégoûter par un retranchement de pain, duquel » tous les gens de guerre s'étoient passé si * courageusement, pendant la nécessité de notre » camp ('). »

(1) Le Tellier à De BuUion, 3 novembre 1610, p. iO.

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