INTRODUCTION. LXXI
d'uQ acte administratif mal entendu, quand Fintendant qui est auprès de lui, a les pouvoirs nécessaires pour y porter remède.
Les revues d'effectif étaient souvent faussées par des hommes de rencontre qu'on introduisait dans les rangs d'une compagnie, c'est ce qu'on appelle passe- volant. Le Tellier écrit à ce sujet à des Noyers : « Le 7 de ce mois, on fit faire » revue aux régimens qui servent à Turin; j'y » assistai avec M. Du Plessis qui les comman- » doit. Je vous en envoie l'extrait ; on y recon- » noît un passe-volant auquel j'ai fait donner » l'estrapade , qui est une peine conforme à * l'usage du pays (*). »
Les fraudes qui se commettent sur les recrues sont de toutes sortes ; Le Tellier signale à Mazarin celles-ci qui regardent la cavalerie : chaque capitaine feint d'avoir sufQsamment d'hommes démontés, et il débauche dans l'infanterie les hommes les meilleurs, il les oblige de se remonter à leurs dépens pendant le quartier d'hiver ; par là ces recrues ne leur coûtent rien. Il faudrait obliger chaque capitaine de tirer du dehors ses recrues de cavalerie dont on tiendrait un contrôle, (^) et alors l'infanterie conserverait ses
(i) Le Tell'er à Des Noyers, il janvier i64i, p. 32. (â) Le Tellier à Mazario, 4 octobre I6ii« p. 114.