ACTE I , SCENE X
{Haut.) Mille piutloiis, ciloycu, je suis àvoiis... c'est que j eciis à mon ami Joseph...
FOUCHÉ
Joseph Fouché? le ministre ?
TERRI N J vwemeni»
— - Décidément , il est donc ministre!... Ah! vous le connaissez aussi?
FOU^HÉ
Fouché!.. Beaucoup.
PERRIN
Ah ! vous le connaissez !.. et dites-moi, est-il toujours hon enfant ? Croyez-vous qu'il me recevra bien ?
FOUCHÉ, souriant.
Lui !... il est capable de venir vous voir le premier.
PERRIN
Ah! bah!., comment saurait- il jamais que je suis ici?.. Pauvre homme !.. il ne peut pas... ?
FOUCHÉ
Pourquoi donc? dans sa position , on doit lui rendre compte de toutes les personnes qui arrivent à Paris j il aurait pu voir votre nom... et le nom d'un ami d'enfance est si doux à retrouver'.. On le croit dur , insensible, parce qu'il estime ce qu'ils valent tous ceux qui l'environnent! Mais, un ami, un véritable ami ! ce serait une bonne fortune inespérée... et s'il sait que vous êtes à Paris, depuis un mois, sans être venu le voir ! comment donc, se dira>t-iî , parce que je suis ministre , je crois que Michel fait le fier.
PERRIN
Le fier !... moi !.. ah !... un si hon faisant! (souriant). Mais ce nom de Michel... il vous a donc parlé de moi 1*..
FOUCHÉ
Sans doute.
3o MICHEL PERRIN.
PERRINj ému,
Esl-îl possible!... il n'a pas oi.bîié ce temps où tout était coin nui n?..
FoucHÉ vhement, Lei> livres, les petusunisdu pèreViEL...
PERRIN
Les coiifitmc.s queson père lui etivoyail...
FOUCHÉ, s* animant.
Toujours partage égal !.,.
PERRiN, de même,
Ob ! non,., il avait déjà de Tambition... il lui fallait lou-. jours les tartines les plus longues... mais c'était juste... il me donnait un coup de main dans mes thèmes.
FOUCHÉ, vwement.
Que vous lui rendiez dans ses querelles...
PERRIN, souriant.
En coups de poings ! c'est vrai ! j'étais petit. . . mais tout nerfs ! . , Je me rappelle, entre autres, un superbe combat... le combat des Horaces... trois contre trois.
FOUCHÉ, retroussant ses soui^enirs. Oui, oui... Joseph venait d'être renversé...
PERRIN
D'un coup de Gradus ad parnassum !
FOUCHÉ
Vous vous élancez comme un lion...
PERRIN p fermant les poings.
Comme un tigre!., et je reçois la plus belle tape !...
FOUCHÉ , le regardant ai^ec intérêt et montrant le sourcd.
Là!., là"!..
PERRIN , s'animant.
Mais j étends mon gailLiid !.... pas du togt..., je ne voyais pas un grand...
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