ACTE ï , SCÈNE X. 3i
FoucHÉ vwement, Mathieu...
perhin.
Qui accourait derrière moi...
FOUCHÉ, s^oubliant.
C'est alors que je te crie : « Prends garde à toi , Michel ! »
PERRm j interdit et le regardant, Coinnient! lu m'as crié : Vous m'avez... lu... toi? FOUCHÉ 9 lui otwrant ses bras*
Eh !... niions donc!... vo!lî\ une heure que tu aurais dl me sauter au cou !...
PERRiN ^ dans ses bras,
Josepli !... mon bon Joseph!... {d'une voix émue) il serait possible !... Oh ! oui , c'est toi... c'est bien toi !... car tu as les larnjes aux yeux !
FOUCHÉ y attendri, Michel!...
PERRiN , s* essuyant les yeux.
Ah ! que ça fait de bien 1... Je ne t'aurais pas reconnu !... comme tu es changé, mon pauvre Joseph... niaisc'est égal ! ...
Air : de Colalto,
La
Oui , je retrouve tous ces traits ^,^Que j'ai chéris dès mon enfance !.... ^ Et , j'en suis sûr , même au fond d'un palais , ^-
j Ton cœur n'a point changé dans celte longue absence. ( Le^, regardant. )
Non , je le vois.... et cet air attendri Doit m'enlever toute crainte sinistre ! . . . .
FOUCHÉ, parlant.
Commet?...
— |i^ - — PERRIN, achetant l'air,
,^,0n craint toujours dans les yeux d'un ministre * ^1 De ne plus voir le regard d'un ami !
Ja MICHEL PERÏIÏN.
FOÙCHÉ.
Quelle folie!... tu avais peur tic moi?...
Ecoule donc!..... dans ta position, entouré des heureux que tu fais... des gens les plus distin^gués.
FOUCHÉ , souriant.
Hum ! mon ami... c'est bien mêlé !
PERRIN
Un beau ministère !... car je ne si^is pas au courant de tout cela... mais tu as un beau ministère 1...
FOUCHÉ
Le plus important , du moins !...
PERRIN
Et tu t'en acquittes bien.
FOUCHÉ , souriant.
Pas trop mal...
PERRIN
Tu fais le modeste... je suis sûr que tu y es adoré?...
FOUCHÉ , secouant la tête»
Oh! l'adoration!... ce n'est pas précisément là ce qu'un ministre inspire !... On est injuste dans le monde! on veut de Tordre , du calme , et l'on ne tient pas compte des diffî cultes.... {Regardant sa montre.) Mais, pardon, voici l'heure du conseil... il faut que je te quitte. Ah! ça, Michel , tu viendras me voir?... le matin... nous causerons...
PERRIN , étourdi.
Comment ! comment ! tu vas déjà me quitter?
FOUCHÉ
Mes collègues m'attendent.
( Il fait quelques pas vers la porte. )
PERRIN , le retenant.
Eh bien ! qu'ils t'attendent 5 ils te voient tous les jours, tan-