MICHE/: PERRIN
PERRiN, se troublant dai^antage et perdant la tête,
Ali! mon Dieu ! je n'en ai plus que huit... Suis-ie mallieuleux !.. j'iii une foule de choses... et n'avoir que huit minutes, tandis qu'il y a des gens.,,
FOUCHÉ
Mais parle donc , au lieu de le désoler.
PERRIN, tout'à-faît trouhle\ Non, je n'aurais jamais le temps.,, {il s'assied devant Fouché, et se croise les bras) et décidément j'aime mieux ne te rien dire.
FOUCHÉ , se levant et allant à lui»
Ah! ça, es- tu fou? Voyons... tu es venu te réfugier à Paris?
PERRIN
Ah !.., Voilà que tu me remets sur la voie... (Balbutiant.) Oui. . . près de ma sœur. . . que je n'ai plus trouvée.. . mais sa fille. . . une orpheline, un ange, mon ami !.. Elle allait se marier à un hrave garçon... menuisier de son état... excellent ouvrier... si tu avais même besoin de quelques objets... tu ne pourrais pas mieux t'adresser... (geste d'impatience de Fouché) tu as raison... ce n'est pas de cela qu'il est question!., c'est-à-dire, ça s'y rattache dans un sens... parce que ces pauvres enfans... devaient se marier... et leurs économies... qu'ils ont mangées... c'est-à-dire que nous avons mangées...
FOUCHÉ, ai^ec impatience.
Enfin, enfin!.. .
PERRIN , vii^ement et auec volubilité.
Enfin , enfin... c'est pour te dire qu'ils n'ont plus rien, ni moi non plus j et que si tu ne trouves pas le moyen de me donner une petite place dans tes bureaux , je ne sais plus à quel saint me vouer, o ' ' V
FOXJCBÉ, riant»
Eh bien ! tu ne pouvais pas commencer par là ?