ACTE II , SCENE VIL nS
PERRîN , d*un ton affectueux»
Vous êtes bien bon. Vous savez donc... ?
DÉsAUNAis 5 cVun uir d'intelligence.
Certainement. (Baissant la voix,) Il a écrit au premier consul !
PERRiN , joignant les mains.
Allons donc !... Qu'est-ce qu'il a pu lui dire ?
DÉSAUNAIS.
Bah ! des histoires... , des chose de l'autremonde î
Ah ! mon Dieu ! voilà ce que je craignai'. (// part.) Je v m'clais bien aperçu dès hier que sa tête... {Haut,) Eh bien ! figiircz-vous... depuis ce matin, je ne peux plus mettre la main sur lui !...
DÉSAUNAIS.
Il a disparu?..
PERRIN
J'en ai peur ! Tantôt, en vous quittant , après avoir louché ce bon à la caisse, j'ai été pour le chercher. J'avais mon idée; je ne voulais pas perdre de temps : j'ai couru chez son maître menuisier...
DÉSAUNAIS. * *
Vous savez donc son adresse?
PERRIN
Parbleu î... le menuisier Leblanc, place dii l'Estrapade...
DÉSAUNAIS , énieruelllé.
Il sait tout !
PERRIN
On n'en avait pas de nouvelles , il n'y avait pas couché; et... {Ecoulant près de la fenêtre ^ (jui est restée oui^erte,) Hein !... qu'est-ce que j'entends là... Thérèse qui m'appelle en sanglottant ! {Lui parlant par la fenêtre,) Eh bien ! qu'estce que tu as donc, ma bonne ? {Ecoutant sa réponse,) Hein ? Comment ?,.. Tu viens de le voir passer?.,, Bernard ?..
lO
74 MICHEL PERaiN.
désaunais, v'wement,
PERRiN , à sa nièce,
( Ecoutant, ) Hein?... hein? le bruit des voitures m'empêche... Je n'entends pas!.. Attends, je vais aller te rejoindre., ( Il veut sortir, )
DÉsAUNAis, Varr état.
Eh ! non ! faites- la monter.
PERRIN
y pensez-vous?... une jeune fille î
DÉSAUNAIS.
Qu'est-ce que cela fait?... dans un pareil moment!... {A Vhuissier,) Giraud... (Il lui fait signe de j aire monter Thérèse»)
PERRTN.
Puisque vous le voulez absolument... {A sa nièce, par la fenêtre,) Monte , ma bonne... le citoyen Désaunais le permet. {Quittant la fenêtre,) Je vous avoue que cette affaire-là me désespère} j'avais si bien arrangé tout cela... Mon Dieu !
DÉsAUNAis, le calmant.
Allons , allons , mon cher , il ne faut pas non plus se rendre malade. {^■^ part.) En voilà-t-il un qui est passionné pour son état!... Ah ! le ministre a un tact pour choisir son monde!...