TOUS TROIS
Mais, monsieur...
PERRIN
Je sais ce que vous allez me dire!.,, que cet bomiiie... vous le délestez... que vos opinions... Qu'importe, mes eiifcms!... un crime csl tonjouis un crime!.. {S^animant. ) Vous voulez le renverser!... et qui mettrez-vous à sa place?... Vous?... Hé ! mes pauvres amis !... avec toute sa force , il a bien de la peine à contenir les factions... à pacifier la France !... -^et vous vouliez... sans songer aux suites d'un pareil attentat!... à votre pays, aux maux incalculables...
JULES
Hé ! monsieur...
PERRIN , s* animant de plus en plus,
A vous-mêmes! aux dangers auxquels vous vous exposiez*.. {Mouvement de fierté de Jules.) Eh bien! non, je le sa.s... vous avez du cœur... vous ne craignez pas la mort!... {y^^t^c âme.) Mais vous avez une famille... des parens... une sœur... peut-être, une mère.
JULES ^frappe et a^ec un soupir.
Ma mère !... ah !...
PERRIN , virement et saisissant son bras.
Oui , vous avez une mère... j'ai vu briller des larnies !.,, Eh bien ! jeune homme... celte pauvre mère... qui no chérit que vous, qui n'existe que par vous... l'avez-vous oubliée?... la condamnerez-vous à ne plus vous serrer dans ses bras?... la condamnerez-vous à des larjiies éternelles... à mourir de douleur?.. (Mouvement.) Noï)^ non., n'est-ce pas?..V^oilà que nous nous entendons... que vous vous re[)entez... que vous abjurez tout projet coupable... Oui , j'en suis sûi... vous êtes éiuv.^ !.., {Tout en larmes et (es serrant dans ses ^rfffjf.) Embrassez-moi
mes enfans... cmbr.issez-nioi... et croyez que les conseils d'un vieillard, d'un ami , valent bien ceux de la jeunesse et des passions.
JULES, très étonné.
Quels discours!..
J#Mik^j.exie»s ps !...
JULES, lentement à Perrin, Enfin , monsieur ! la conclusion de tout ceci... JEUNE HO^^ , à ion camarade*
xïEMÉ Hu N ilfoittiiB ^ÏÏe même.
de même. \
PERRIN, cherchant.
La conclusion... ?
JULES
Oui... que nous resle-t-il à faire?..
PERRIN
Mais, rien , je pense.... qu'à vous en aller..,, bien tranquillement.
JULES
Où ça?..
PERRIN
Chacun chez vous.