CHAPITRE XXIV
AUTOUR d'un BUCHER
La mort du martyr n^apaisa pas le ressentiment de Calvin. Elle aviva, au contraire, sa cruauté augmenta sa morgue et lui inspira la page abominable ou il diffamé les derniers moments de sa victime :
c< Afin, écrivit-il, que les disciples de Servet ou des brouillons semblables à lui ne se glorifient point en son opiniâtreté furieuse, comme si c'était une constance de martyr, il faut que les lecteurs soient avertis qu il a montré en sa mort une stupidité brutale, dont il a ete facile de juger que jamais il n'avait parle m ecri à bon escient, comme s'il eût senti de la re igion ce qu il en disait... Quand ce vint au lieu du supplice, notre bon frère monsieur Guillaume Farel eut grand peine a arracher ce mot, qu'il se recommandât aux prières dupeuple, afin que chacun priât avec lui. Or, ^^P^^^^^f 'f ^^7^^;! en quelle conscience il le pouvait faire, étant tel qu il était : car il avait écrit de sa main la foi qui règne ici être diabolique, qu'il n y a ni Dieu, ni É^'bse, m chrestienté, pour ce qu'on y baptise les petits enfants. Cornment donc est-ce qu'il se conjoignait en prières avec un
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peuple duquel il devait fuir la communion et Tavoir en horreur? Servet priait comme au milieu de TÉglise de Dieu. En quoi il montrait bien que ses opinions ne lui étaient de rien. Qui plus est, combien qu il ne fît jamais de dire un seul mot pour maintenir sa doctrine ou pour la faire trouver bonne, je vous prie, que veut dire cela, qu'ayant liberté de parler comme il eût voulu, il ne lit nulle confession ni d un coté, ni de l'autre, non plus qu'une souche de bois? // ne craignait point quon lui coupât la langue, il n'était point bâillonné (i), on ne lui avait point défendu dédire ce que bon lui semblerait. Or, étant entre les mains du bourreau, combien qu'il refusât de nommer Jésus-Christ fils éternel de Dieu, en ce qu'il ne déclara nullement pourquoi il mourait, qui est-ce qui dira que ce soit une mort de martyr?... »
Emile Saisset, Barni, le professeur lïériot de Lyon ont éloquemment relevé le défi du bourreau de Servet. Qui est-ce qui dira que la mort du supplicié de Ghampel soit une mort de martyr, c'est a moi qui le dirai, ù Calvin, s'écrie Barni, et avec moi le dira quiconque n est pas aveuglé comme vous par le fanatisme et par l'orgueil. Oui, ne vous en déplaise, Servet fut un martyr et il mourut en martyr. Un mot de rétractation pouvait le sauver, et ce mot, ni vous, ni votre bon frère Farel ni personne ne put le lui arracher. Il pouvait faire ce que fit plus tard, à Genève, \ alenlin (ienlilis, cette autre victime qui, pour échapper à la mort, rétracta son opinion sur la Trinité et brûla de sa main le livre où il avait déposé sa doctrine ; Servet, en face de la mort même et du plus aii'reux supplice, ne voulut rien retraiter. Et vous ne voulez pas qu'on appelle cela une constance de martyr et cette mort une mort de martyr î 11 est vrai que ce
{{) Le professeur Hériot, après avoir souligné cette phrase c dont l'atrocité fait frémir », ajoute : « C'est là, sans doute, ce que les udmiratem-s de Calvin appellent sa magnitique h'onie ! »
n'est point la coutume des bourreaux de rendre hommage à leurs victimes . »
Si le supplice de Servet n'inspira à son meurtrier ni regret, ni remords, il valut à la littérature homicide du seizième siècle un livre qu'un écrivain protestant, M. Ferdinand Buisson, ose appeler « un fier et magistral traité, où Calvin ne songe pas à plaider sa cause, mais à venger Thonneur de Dieu » (1).
Cette œuvre de provocation au massacre des hérétiques peut devenir le bréviaire des tyrannies et des inquisitions. Elle fut publiée quelques mois après la tragédie de Champel. Afin de lui donner plus d'autorité, Calvin la fit signer par tous les ministres de Genève. Elle porte ce titre suggestif : Déclaration pour maintenir la vrage foy que tiennent tous les chrétiens de la Trinité des per^ sonnes en un seul Di"Ai. Par Jean Calvin. Contre les erreurs détestables de Michel Servet Espaignol. Où il est aussi montré qu'il est licite de punir les helvétiques : et qu'à bon droict ce mescimnl a esté exécuté par justice en la ville de Genève. Chez J. Crespin, à Genève, MDLIIL
On doit recommander particulièrement la lecture de ce traité à tous ceux qui, de bonne foi, simaginent — dupes d'un mensonge trop souvent répété — que la Réforme du seizième siècle est la « mère des libertés modernes ». Elle fut, au contraire, là où elle dominait, fimplacable exécutrice des violences les plus atroces, la conseillère, — partout où sa voix était écoutée, — des pires oppressions. Calvin, écrivant au régent d'Angleterre, pendant la minorité d'Edouard Vi, lui prêche le massacre et l'extermination : « A ce que j'entends, monseigneur, vous avez deux espèces de mutins qui se sont élevés contre le roy et LÉtat du royaume : les uns sont
(1) Sébastien Caslellion, sa vie et son œuvre, par Ferdinand Buisson, tome 11, p. 1*'.
gens fantastiques qui, sous couleur de TÉvangile, voudraient mettre tout en confusion ; les autres sont gens obstinés aux superstitions de r Antéchrist de Rome. Tous ensemble méritent bien d'être réprimés 'par le glaive qui vous est commis, vu quils s'attaquent non seulement au roy, mais à Dieu qui Va assis au siège royal, et vous a commis la protection tant de sa j^ersorine comme de sa
majesté. »
Commentant et illustrant par des exemples empruntés à la Bible ces exhortations à user du glaive, Calvin propose à son royal correspondant d'imiter le saint roi Josias que Dieu loua « pour avoir aboli et raclé tout ce qui ne sert qu'à nourrir superstition », et à ne pas ressembler aux rois qui, '< ayant abattu les idolâtres, n'ont pas raclé tout entièrement », et ont laissé debout « chapelles et lieux de folles dévotions ».
Luther, bien qu il fût d'intelligence plus généreuse et de tempérament plus débonnaire, avait aussi fait entendre la parole de colère et d'écrasement : « Les paysans, avait-il écrit, à propos de leur révolte contre les princes et les seigneurs, en appellent à la force. Il ne s'agit plus de les exhorter à la paix. Tout homme a le droit de courir sur eux comme sur un voleur de grand chemin. Frappe ici qui peut frapper ! On court sur un chien enragé et on le tue. Le temps de la miséricorde est passé. Cest le temps du glaive et de la
colère • . »
Le temps du glaive I Pour Calvin le temps du glaive était d'aujourd'hui et de demain. Le christianisme marchait à l'anéantissement, si Tesprit humain restait libre et si ses audaces et ses prétentions n'étaient pas réprimées par le bourreau. Pour faire sortir d'une telle doctrine la liberté, il faudrait établir et montrer que la fraternité humaine a été fondée sur la terre par Caïn le jour où il tua Abel. Ce second paradoxe ne serait pas
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plus extravagant que le premier. Il a, cependant, tenté
quelques personnes.
Que pour l'existence et le triomphe du christianisme la prison, le glaive et le bûcher fussent indispensables, Calvin le démontre en de longs raisonnements dans le livre où il fait l'apologie de l'exécution de Servet. Qu'il estimât que rien ne demeurerait de Dieu, de Jésus- Christ et de la Bible dans un pays où les affirmations hétérodoxes ne seraient pas réprimées par le glaive, c'est ce que ce « créateur des libertés modernes » affirme expressément : « Il y a, dit Calvin, un fantastique qui contrefait le philosophe en sa tanière, lequel, appelant Servet son bon frère, dit qu'il ne faut point punir les hérétiques, pour ce que chacun amène telle exposition que bon luy semble sur l'Escriture, et que la vérité est comme cachée dedans nuées obscures. Ainsi, ce bon théologien aime mieux effacer la foi du cœur des hommes que souffrir qu'on punisse ceux qui la renversent : car quelle religion demourera plus au monde? quelle marque y aura-t-il pour discerner la vraye Église? Brief, que sera-ce de Dieu et de Jésus-Christ si la doctrine est incertaine et comme mise en suspens? Et quel opprobre fait-on à Dieu en disant qu'il a tellement entortillé son langage en l'Ecriture saincte, qu'il ne s'est faict que jouer des hommes, leur tenant le bec en l'eau? Or, si nous n'avons religion certaine et résolue en l'Escriture saincte, il s'ensuivra que Dieu nous a voulu occuper en vain par je ne sçay quelles fallaces, comme s'il nous parloit des cocquecigrues. Que restet-il à telles gens, sinon d'anéantir l'Escriture saincte, pour avoir un chemin plus court d'imaginer tout ce qui leur viendra en la teste? Cependant on voit clairement que ce que j'ay dict cy-dessus est trop vray, à savoir que tous mocqueurs de Dieu et gens desbordés à impiété, et pareillement tous mutins, en débattant que
les princes et magistrats ne doivent point maintenir par glaive la vraye religion, plaident leur cause particulière, prétendans d'avoir congé de troubler tout le monde sans en estre repris, ne qu'on leur face sentir qu'ils font mal (1). »
A l'appui de ses doctrines d'asservissement de la pensée et de l'extermination des hérétiques par l'autorité royale, armée du glaive de Dieu, Calvin cite l'ancien et le nouveau testament, les prophètes et .lésus-Christ. 11 donne la Bible pour piédestal à Tôchafaud.
Selon lui, il faut être inspiré par Satan pour soutenir qu'un crime aussi effroyable que le crime de Servet ne devait pas être puni de mort. « Est-ce qu'en effet, écrit-il, Christ ne nous est pas représenté dans les psaumes comme armé d'un sceptre de fer pour briser la tête de ses adversaires?... Est-ce que Nabuchodonosor n'est pas loué par Daniel pour avoir publié un édit contre les blasphémateurs du nom de Dieu?... Est-ce que Dieu n'a pas ordonné à son peuple de lapider quiconque chercherait à le détourner du vrai culte?... Est-ce qu'il n'a pas commandé de brûler la maison du coupable?... »
Crânes brisés, blasphémateurs lapidés, maisons livrées aux flammes, voilà ce qu'exige la Bible ! Le Christ est un casseur de têtes et Nabuchodonosor fut
agréable à Dieu.
Par cette exégèse subtile et profonde, Calvin préparait, évidemment, la déclaration des droits de l'homme et le triomphe des libertés modernes. De même Bôze et aussi Mélanchthon.
Car Mélanchthon — le doux Mélanchthon — fut un des premiers à se réjouir du meurtre de Servet : « L'Église, écrivit-il à son cher frère Calvin, te rend et
(1) Déclaralion^ p. 16 et 11.
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te rendra grâces dans la postérité. Vos magistrats ont agi avec justice en mettant à mort ce blasphémateur. » Le doux Mélanchthon calomniait la postérité. Elle n'a pas rendu grâces à Calvin ; elle a frémi d'indignation devant l'assassinat théologique accompli à Champel. Aucune des tragiques exécutions religieuses dont le seizième siècle est rempli, déclare l'historien Henri Martin, n'a laissé aux âges suivants une « impression d'horreur aussi forte. Les furieuses vengeances exercées contre le violent communisme anabaptiste s'expliquent, jusqu'à un certain point, par l'acharnement de la lutte et par les passions politiques, tandis qu'ici la persécution frappant la spéculation pure, égorgeant l'idée inoffensive, apparaît dans tout ce qu'elle a de
hideux (i). »
Il y eut, cependant, des protestations contre la doctrine de l'emploi légitime et nécessaire du glaive à l'égard des hérétiques. Des voix s'élevèrent pour flétrir les meurtriers de Servet. Ces voiic furent plus nombreuses que ne l'ont prétendu les historiens calvinistes, désireux de montrer que Calvin n'avait fait qu'obéir a l'esprit de son siècle, et que son crime fut le crime de tout le monde. Rien qu'à Genève et en Suisse, parmi les écrivains, et même les pasteurs, on compte plus de vingt protestataires. Il est vrai qu'ils furent tous persecutés, décapités ou bannis par les calvinistes triomphants et que nulle Église ne les approuva.
Il y eut les deux fils de Philibert Berthelier, l'un exilé, l'autre mis à mort; il y eut Perrin qui n'échappa au glaive que par la fuite; il y eut le pasteur /ébédee de Nyon, que Calvin dénonça aux seigneurs de Berne « comme ayant écrit en faveur de l'exécrable hérétique Servet »; il y eut le jurisconsulte Mathieu Grimaldi, de
(1) Henri Martin, Histoire de France, t. VIÏI, p. 486.
Padoue, exilé, lui aussi ; il y eut Henri de La Mar, alors doyen des pasteurs genevois ; il y eut Blandrata, médecin de Saluées, établi à Genève et contraint à s'enfuir ; il y eut Gribaldi, Gentilis, Aymé Maigret, Paul Alciat, contre qui Calvin obtint une sentence de cassation de bourgeoisie et de bannissement perpétuel sous peine de
mort.
Il y eut, à Bâle, des « fidèles » qui, au rapport du médecin Gratorali, blâmèrent le supplice infligé à Servet; il y eut Bernardino Ochino; il y eut Vergerio que la « tragédie » de Champel épouvanta ; il y eut le grammairien CoUinet, dénoncé par Calvin au Conseil de Genève ; il y eut l'Espagnol Alphonse Lyncart de Tarragone qui, dans son Apologie pour Michel Servet, apostrophe le Picard avec virulence et vitupère Genève où brillent les llammes et où le glaive est vigilant ; il y eut le Sicilien Camille Renato qui souffleta le persécuteur de sa colère : « Ta cruauté, 6 Calvin, est digne des bêtes féroces. Ne vois-tu pas que l'erreur subsiste et s'étend quand on fait périr Thomme ? Non, Dieu, ni son esprit, n'ont point conseillé de telles actions! » Il y eut Minus Celsi de Sienne, en 1577, qui fit imprimer le De luereticis capitali suppUcio non afficicndis ; il y eut l'imprimeur Gast qui disait « Servet avoir été un homme de bien, qu'à l'appétit d'un homme on a fait mourir » ; il y eut le Néerlandais David Joris qui écrivit aux magistrats de rendre Servet à la liberté ; il y eut Cellarius, professeur en théologie à Bùle. Il y eut Lélio Socin qui écrivit dans sa Confession de foi — 15 juillet 1555 — : « C'est justement parce que je blâme la doctrine de Servet que j'eusse préféré l'en voir guéri plutôt que de voir cette doctrine brûlée avec lui. » Il y eut avec Lélio plusieurs Italiens qui osèrent prendre le parti du martyr espagnol, et, comme Lélio, proclamèrent « qu'il faut être indulgent pour celui qui est dans l'erreur, mais croit sincè-
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rement mener les hommes à la vérité ». Il y eut e tisseur de soie Hans Wyss, et, un peu plus tard, le neveu de Lélio, Fauste Socin, puis ses disciples qui, tous, affirmèrent que personne n'avait le droit d enlever aux croyants la sainte liberté dont Dieu a ordonne l'usage - la liberté qui est nécessaire pour « grandir dans la connaissance des choses divines » et pénétrer, par l'examen, « le sens vrai des passages obscurs de la
Sainte Écriture ». , ^ i •
11 Y eut Guillaume Du Bois, emprisonne à plusieurs reprises, mis aux fers, puis condamné à l'amende honorable, en chemise, nu-pieds, torche au poing, et au bannissement; il y eut Mathieu Antoine, condamné à crier merci et banni à perpétuité, sous peine du fouet, pour avoir dit qu'il ne fallait pas brûler les hérétiques ; il Y eut Antoine d'Argilières, torturé à plusieurs reprises, puis décapité, sa tête clouée au gibet pour avoir, à Pont-de-Veyle, en Bresse, pris en chaire le parti de Servet contre Calvin; il y eut surtout l'héroïque et savant Castellion, que la jalouse hostilité du Picard avait forcé à se démettre de ses fonctions de recteur des écoles et à quitter Genève.
Castellion mérite mieux qu'une simple mention. Il fut au seizième siècle, contre Calvin et pour Servet, la voix éloquente de la conscience éternelle.
Né en 1515, au bourg de Saint-Martin-du-Fresne, près de Nantua, de parents très pauvres, il sut, par son énergie, son travail obstiné acquérir des connaissances presque encyclopédiques et devenir l'un des hommes les plus instruits d'un siècle de savants. Ayant rencontré Calvin à Strasbourg, en 1540, il se lia avec Iuk Bien des années après cette rencontre en Alsace le Picard lui reprocha, avec sa bassesse de sentiments habituelle, et son habituelle insolence de langage, de lavoir nourri : « quum te domi meœ aluerim... » Castellion re-
pliqua dignement : « J'ai vécu sept à huit jours au plus dans ta maison à Strasbourg. Une dame française de noble naissance mademoiselle Du Verger, ayant désiré s'y établir avec son fils et un serviteur de ce dernier, et ton logis se trouvant insuffisant, tu me prias de leur céder la place et j'accédai à ton désir, après t'avoir payé ma dépense. Plus tard un de mes compatriotes, attaché à ton service, Jean Chevant, étant tombé malade, je fus appelé par les tiens auprès de lui et le soignai, jusqu'à sa mort, vivant de ton pain, environ sept jours. Depuis je n'ai jamais mis à contribution ton hospitalité. »
En 1541 Castellion vint occuper à Genève la chaire de Mathurin Gordier au collège de Rives où se formait la jeunesse. Ce fut, dans toute l'étendue du mot, un maître admirable. Instruit comme pas un, connaissant il merveille le latin, le grec et l'hébreu, de mœurs pures, de caractère afïectueux : il réalisait l'idéal de l'éducateur. Si Tintolérance de Calvin ne l'avait chassé de Genève, il aurait introduit au collège des méthodes libérales dont la science aurait largement profité. Car, en matière d'enseignement, comme en toutes choses, l'influence de Calvin fut, à bien des égards, nuisible aux progrès scientifiques. Ceci est une vérité méconnue, ou volontairement passée sous silence, par les thuriféraires de l'étroit théologien. Mais quiconque, en ces matières, est en état de juger et ose parler sincèrement, souscrira à cette conclusion de M. A. de Candollo 4ans son Histoire des sciences :
« En général les gouvernements confondent beaucoup trop l'enseignement avec le progrès des sciences, plusieurs croient avoir tout fait en créant des écoles, des universités. Ils ne comprennent pas qu'en gênant ces institutions dans les méthodes ou le choix des professeurs, ils font quelquefois, plus de mal que de bien.