‹ Michel Strogoff [microforme]Chapitre 18 sur 51 · LES MÊMES, BLOUNT · texte numérisé non relu

LES MÊMES, BLOUNT

BLounT.—Aoh ! mon toilette était faite. je mou rails de faim... je. ( Voyant Jollivet). Aoh ! |

JOLLIVET.—A votre santé, monsieur Blount. :

BLounT (à l’hôtelier).— Et ma déjeuner ? Vous avez donc pas servi ma déjeuner ?

JOLLIVET (montrant les plats vides).—Si fait, il est servi, monsieur Blount, et voilà ce qu’il en reste |

BLounr.— Alors, c'était ma déjeuner que vous aviez mangé ?

JOLLIVET.—Il était excellent .

BLOUNT.—C’était ma koulbat ?

JoLLiver.—Exquis le koulbat !

BLounT.—Vous me rendez raison ici même !.…

JOLLIVET.—Non pas ici. plus tard, après la bataille qui va avoir lieu et dont je tiens à rendre Compte à ma cousine Madeleine.

1 BLOUNT (étonné).—La bataille ?

à JOLLIVET.—Apprenez, cher confrère, que les ar- Mées russes et tartares vont se rencontrer dans deux

jours. | : BLounr.-Ah ! très biène !.… Attendez une minute... CEcrivant.) ‘ Rencontre prochaine des armées en-

nemies ” … Continouyez, mister !.. je tourai vous

après.

… Jozurver.—Merci.. ‘ Cette bataille aura lieu à Kolyvan.”

BLOUNT (écrivant). À Kolyvan, ” Kolyvan.. per une K !

\JoLLIVET.—Par oune K … oui.

BLouxr.—Well, merci... C'était à l’pée, n'est-ce pas ?

à JoLLIVET.—La bataille ?

- BLounr.—Notre duel. Mais je voulais être géné-

æouse, et puisque vous donnez à moi une renseigne-

St mon journal, je taïissai à vous le choix

les armes.

Se

Jozriver.—Du tout, du tout, jene veux pas de :

faveur. Quelle est l’arme que vous préférez ? BLouxT.—L'épée, mister.

Jotriver.— Très bien !... Moi, j'aime mieux le pistolet. Alors nous choiïisissons l’épée pour vous, le pistolet pour moi, et nous nous battons à quinze pas.

BrLounT.— Yes ! comment vous arrangez cette

chose? Vous disiez : une épée... Jollivet.—Une épée pour vous.

BLouxtT.—Et une pistolet ?.…

JorLiver.—Le pistolet pour moi. et nous nou :

battons à quinze pas. (IL éclate de rire.)

BLounT.—Mais vous moquez encore, mister Jol-

livet ? | JozLiver.—Croyez-moi, petit père, réndons-nous

d’abord à Kolyvan, et nous nous battrons quand

nous aurons informé nos correspondants de l'issue.

de la bataille.

BLounr.—Yes !… Je attendrai vous là-bas.

JoLLIvET.—Si vous y arrivez avant moi !.. ce dont je doute un peu !

(La cloche sonne en ce moment, et tous les voyageurs accourent.)

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