LES MÊMES, BLOUNT
BLounT.—Aoh ! mon toilette était faite. je mou rails de faim... je. ( Voyant Jollivet). Aoh ! |
JOLLIVET.—A votre santé, monsieur Blount. :
BLounT (à l’hôtelier).— Et ma déjeuner ? Vous avez donc pas servi ma déjeuner ?
JOLLIVET (montrant les plats vides).—Si fait, il est servi, monsieur Blount, et voilà ce qu’il en reste |
BLounr.— Alors, c'était ma déjeuner que vous aviez mangé ?
JOLLIVET.—Il était excellent .
BLOUNT.—C’était ma koulbat ?
JoLLiver.—Exquis le koulbat !
BLounT.—Vous me rendez raison ici même !.…
JOLLIVET.—Non pas ici. plus tard, après la bataille qui va avoir lieu et dont je tiens à rendre Compte à ma cousine Madeleine.
1 BLOUNT (étonné).—La bataille ?
à JOLLIVET.—Apprenez, cher confrère, que les ar- Mées russes et tartares vont se rencontrer dans deux
jours. | : BLounr.-Ah ! très biène !.… Attendez une minute... CEcrivant.) ‘ Rencontre prochaine des armées en-
nemies ” … Continouyez, mister !.. je tourai vous
après.
… Jozurver.—Merci.. ‘ Cette bataille aura lieu à Kolyvan.”
BLOUNT (écrivant). À Kolyvan, ” Kolyvan.. per une K !
\JoLLIVET.—Par oune K … oui.
BLouxr.—Well, merci... C'était à l’pée, n'est-ce pas ?
à JoLLIVET.—La bataille ?
- BLounr.—Notre duel. Mais je voulais être géné-
æouse, et puisque vous donnez à moi une renseigne-
St mon journal, je taïissai à vous le choix
les armes.
Se
Jozriver.—Du tout, du tout, jene veux pas de :
faveur. Quelle est l’arme que vous préférez ? BLouxT.—L'épée, mister.
Jotriver.— Très bien !... Moi, j'aime mieux le pistolet. Alors nous choiïisissons l’épée pour vous, le pistolet pour moi, et nous nous battons à quinze pas.
BrLounT.— Yes ! comment vous arrangez cette
chose? Vous disiez : une épée... Jollivet.—Une épée pour vous.
BLouxtT.—Et une pistolet ?.…
JorLiver.—Le pistolet pour moi. et nous nou :
battons à quinze pas. (IL éclate de rire.)
BLounT.—Mais vous moquez encore, mister Jol-
livet ? | JozLiver.—Croyez-moi, petit père, réndons-nous
d’abord à Kolyvan, et nous nous battrons quand
nous aurons informé nos correspondants de l'issue.
de la bataille.
BLounr.—Yes !… Je attendrai vous là-bas.
JoLLIvET.—Si vous y arrivez avant moi !.. ce dont je doute un peu !
(La cloche sonne en ce moment, et tous les voyageurs accourent.)