L’EMPLOYÉ, JOLLIVET
On entend le bruit, sourd encore, de la bataille de Kolyvan. |
JoLLIVET (entrant par le fond).—L'affaire est chaude ! Une balle dans mon toquet !.. Une autre ! dans ma casaque !. La ville de Kolyvan va être ! emportée par les Tartares ! Enfin, j'aurai toujours
Lis
1à primeur de cette nouvelle... Il faut pee à Boris l.. Voici le bureau du télégraphe! (Regarnt.) Bon! l'employé est à son poste, et Blount t au diable! Ça vabien! (A Donna ) Le télé- É fonctionne toujours ?
* L'EmPLoyé.—Il fonctionne du côté de la Russie, maïs il est coupé du côté d’Irkoutsk.
JoLLivET.—Ainsi les dépêches passent encore ? . L'EmProyé.—De Kolyvan à Moscou, oui.
Joziver.—Pour le gouvernement ?.…
L'EmPLoyé.—Pour le gouvernement, s’il en à soin... pour le public lorsqu'il paye ! C’est dix ki bpeks par mot.
ouurver. —Et que savez-vous ?
"L'Emprové.—Rien.
Jozriver.—Mais les dépêches que vous..
. L'EmPLové. —Je transmets les Aéséches mails je ne les lis jamais.
J OLLIVET (à part). —Un bon type! (Haut) Mon Alpe , je désire envoyer à ma cousine Madeleine une êche relatant toutes les péripéties de la bataille.
L'EmPLroyé.—C'est facile, Dix kopeks par mot.
Jor.LiveT.—Oui, je sais, mais une fois ma dépêehe commencée pouvez-vous me garder ma place, pendant que j'irai aux nouvelles ?
L'EmProyÉé.—Tant que vous êtes au guichet, la lace vous appartient, à dix kopeks par mot; mais vous quittez la Dee, elle appartient à celui qui lé prend. à dix.
OLLIVET.—A de kopeks par mot! oui. je Mis... Je suis seul!... commençons. (Il écrit sur La able du guichet.) ‘ Mademoiselle Madeleine, faurg Montmartre, Paris. De Kolyvan, Sibérie.”