LES MÊMES, IVAN, TARTARES
ig TvaAn.— Approchez et répondez-moi. Qui êtes vous ?
Jorriver.—Alcide Jollivet, citoyen français, que pérsonne n’a la droit de retenir prisonnier.
Ivan—Peut-être. (4 Blount.) Et vous ?
Diour--Hnr Blount !.… une honnête homme, entendez-vous, une fidèle sujette de le Angleterre, éftendez-vous, une loyale serviteur de son pétrie, entendez-vous ?
Ivan—Vous avez été pris, dit-on, parmi nos
elihemis ?
“Joruiver (avec ironie).—Non, on vous a trompé. Ivan. — Vous osez dire ?.…
T4 Jozuiver.—Je dis que ce ne peut être parmi les eñhemis d’un colonel russe, puisque c’est au milieu deéses compatriotes, parmi les Russes eux-mêmes, qu'on nous a arrêtés ! Vous voyez bien, monsieur, que l’on vous a trompé.
Brounr (à part)—Very well! Très bon ré-
| Tvan.—Quel motif vous a conduits sur le théâtre de la guerre ?
Joruiver.— Nous sommes journalistes, monsieur. deux reporters.
Evan (avec mépris).— Ah! oui, je sais, des reporters... c’est-à-dire une sorte d’espions !…
BLounT (furieux).— Espionne ! nous, espionne !
JozuiveT (avec force).—Monsieur, ce que vous dites est infâme, et j'en prends à témoin l’Europe tout entière !
IvAN.—Que m por l'opinion de l’Europe? J vous traite comme il me plaît, parce qu’on vous fs ris parmi les Russes, cul sont mes ennemis, VO
fe e savez bien !
JoLLIVET.—J'’ignorais que la patrie devînt jaml} l’ennemie d’un loyal soldat !
BLounr.—C'était le soldat déloyal qui devena le ennemi de son pétrie !
Joziver.—Et celui-là est un traître !
IvAN (avec colère).—Prenez garde, et souvenem vous que je suis tout-puissant ici !
JorriveT.—Vous devriez tâcher de le faire oubliera
IVAN (avec colère).— Monsieur... (Se calmant : L'insulte d’un homme de votre sorte ne peut'arrivay
jusqu’à moi | Je JoLLivET.—C’est naturel, colonel Ogareff, la voi ne descend pas, elle monte | au
Ivan (avec colère).—C'en est trop !
Brounr (à part).—I[!l n’était pas satisfait du tou} é
Ivan.—Vous me payerez ce nouvel outrage sl vous le payerez cher. (Aypelant.) Gardes! (Un Tor tareentre.) Que l’Anglais soit conduit hors du cam . avant une heure... et qu'avant une heure, l’aut ; n! soit fusillé. (ZL sort avec le Tartare.) |
; ‘et SCENE III.