JOLLIVET, BLOUNT
BLounT (avec terreur).—Fousillé ! fousillé ! fo0® sillé !. ot
es —Je n’ai pas été maître de mon ind 1 gnation. ar.
| BLounr.—Fousillé !... Cette misérable bandit rit fousiller vous !
| Joraver. —Hélas ! oui!l... Rien ne peut me ver et le mieux est de me résigner courageuseiment !
BLounr.—Ah |! Jollivet !
Joriver.—Vous voilà débarrassé de votre rival, votre ennemi |
Brounr (se récriant).—Débarrassé de mon henneami |
Jorriver.—Et il était écrit que notre duel n’au- $ jamais lieu !
BLounr (ému). — Notre duel ? Est-ce que vous @z pensé que je battais jamais moi avec vous, ivet ?
ï Jorriver. —Je sais qu’il y avait en vous plus Ali portement que de haine |
BLounT.—Oh! non!... je vous haïssais pas, Jolrivet, et si vous avez un peu moqué, vous avez ijéfe nmdu moi dans le bataille, vous avez soigné mon olégsure, vous avez sauvé moi comme une bonne et bräVe gentleman, Jollivet !
fl Druiver (souriant tristement).—Tiens, vous ne n'appelez plus Jollivette, monsieur Blount ?
BLount.—Et je demandai pardone à vous pour ‘tte méchante plaisanterie.
JOLLIVET.—Alors, nous voilà amis.. tout à fait? BLounT.—Oh! yes, amis jusqu’à la m...
Jorriver.—Jusqu’à la mort !... Ce ne sera pas ee hélas !... et je voudrais avant. . de mourir... demander un service, ami Blount.
1d nf je (vivement). .— Une service, je promettai, je avance!...
(tl
Jorrver.—Nous sommes ici, mon ami, comn deux sentinelles perdues et chargées l’une et l’autr d'éclairer notre pays sur les graves événements ql s’accomplissent. Eh bien, le devoir que je ne pourri plus remplir, je vous demande de le remplir à nm place. |
BLounr (très ému).—Oh! yes! yes !
Joriver.— Voulez-vous me promettre, Blour
qu’après avoir adressé chacune de vos correspol . dances en Angleterre, vous l’enverrez ensuite t
France ?
BLounr.—Ensuite! non!... Jollivet, non...p ensuite. Je voulais remplacer vous tout à faite, comme vous étiez plus adroite que moi, vous avi envoyé toujours les nouvelles le première, eh bie je prommettai que j’envoyai en France d'abord.
JoLLiverT.—En même temps, Blount, en mûr:
temps... je le veux!
BLounT.—Yes ! en même temps L... d'adord !.
Etes-vous satisfaite, Jollivet ?
JoLuivEr.—Oui, mais ce n’est pas tout, Blount
BLounT.—Parlez, je écoutai vous.
Jouziver.— Mon ami, j'ai laissé là-bas 1 femme !.…
BLouxtr.—Une femme !
Jozzrver.—Une jeune femme. et un petit enfa Elle, bonne comme une sainte ! iui, beau com up ange !.…
BLounr (avec reproche). — Oh! vous aviez 1 , femme et une toute petite bébé, et vous a
quitté eux |... Oh! Jollivet, Jollivet !
JozuiverT (tristement).—Que voulez-vous! n étions pauvres, mon ami | 0
BLounr (pleurant).—Pauvres !... Et alors vous étiez forcé pour abandonner eux, et moi je repro- @hai à vous... j’accusai vous... Oh! my friend !.… Lam a very bad man... your pardon... for... having
poken as... I have done! Je demandai pardone
| vous, Jollivet, yes !… Je demandai pardone, et quand le guerre était finie ici, je jurai que j’allai en France, je cherchai votre fémille, je servai pour
ère à votre pauvre petite bébé, et je servai pour. frère à votre bonne petite femme... je promettai… @jurai. . je... (ZI lus serre la main, se jette à son cou @l’embrasse.—On entend un bruit de fanfare.)
AUN TARTARE (entrant).—C'est l’arrivée de l’émir Mofar. Tous les prisonniers doivent se prosterner devant lui... Venez.
MBLouNT.—Prosterner !.… je prosternerai pas !.…. je piosternerai jamais !..… (ls sortent.)
5 LE THÉATRE CHANGE
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