‹ Michel Strogoff [microforme]Chapitre 45 sur 51 · LES MÊMES, LE CHEF TARTARE, SOLDATRS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, LE CHEF TARTARE, SOLDATRS

Le chef, suivi des soldats, arrive par le fond. On relève le cadavre du sergent.

Le CHEr.—Qui a tué cet homine ?

UN SoLpaT (montrant Strogoff).—Ce doit Ctre ce mendiant.

Le CHEr.—Qu'on s'empare de lui. Nous l’emmènerons au Camp.

STROGOFF (à part).—M'emmener !.. Et ma mission ! tout est perdu !.….

Napius.—Ne savez-vous pas que mon frère est aveugle ?…

Pierre. Et qu'il n’a pu se servir de cette arme {

Le Cuer.—Aveugle?.. Nous allons bien voir s’il l’est réellement !

PIERRE (bas).—Que va-t-il faire ?

Le Cer.—Tes yeux sont éteints, as-tu dit ?

STROGOFF.—Oui.

Le CHer.—Eh bien! je veux te voir marcher sans guide, sans appuil….. (A Pierre et à Nadius.) Eloignez-vous, et toi, marche ! (Iltire son épée.)

SrRoGoFFr.—De quel côté ?

Le CHEF (tendant son épée en face de la poitrine de Strogoff ).— Droit devant toi.

Napius.--Mon Dieu !

PIgRRE (pousse un cri en fermant la bouche). —Ah !

STRoGoFF (marchant sur l'épée, et s’arrétant au moment où la pointe lui entre dans la poitrine). — Ah! vous m'avez blessé !

Pierre (s'élançant vers lui).—Michel, mon pauvre enfant !… |

Napius.—Frère !

PreRRE (à l’officier).—Vous êtes un assassin !

Le CHEr.—Alors c’est ce vieillard ou cet enfant qui a tué ce soldat !

PIERRE.— C'est moi.

STROGOFF.—Non, mon père ! je ne veux as.

Pierre (à part à Strogoff).—Pour sauver notre Sibérie, il faut que tu sois libre! Je te défends de parler !

Le CHEr.—<$aisissez ce vieillard !.. Attachez-le au pied de cet arbre, et qu’on le fusille !

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NTROGOFF.—Fusillé !…, toi !… Napius.—Grâce !. pour lui!

PIERRE.—Dieu a compté mes jours !… Ils lui appartiennent. (Des soldats attachent Pierre à l'arbre ; d'autres entraînent Strogoff et Nadius.)

STROGOFF.—Mon père ! mon père!

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