LES MÊMES, FÉDOR, EXILÉS
LE GRAND-Duc.—Wassili Fédor, tes compagnons et toi, vous vous êtes bravement battus depuis le commencement du siège ! Votre patriotisme n'a jamais failli ! La Russie ne l’oubliera pas!
FÉpor.—Nous venons demander à Votre Altesse qu’elle nous permette de faire plus encore pour le salut de la patrie.
LE GRAND-Duc.—Que voulez-vous ?
FÉépor.—L'uutorisation de former un corps spécial et le droit de marcher au premier rang.
LE GRAND-Duc.—Koit ! Maïs à un corps d'élite il faut un chef digne de le commander. Quel sera ce chef ?
Tous.—Wassili Fédor !
Fépor.—Moi ?
Tous.—Oui ! oui!
LE GRaND-Duc.—Tu les entends ! C'est toi qu’ils ont choisi. Acceptes-tu ?
FÉDpor.—Oui, si le bien du pays l'exige! L'amour de la patrie est toujours vivace au cœur d’un exilé ;
DS et nous vous demandons de marcher en avant à la première sortie !|
Tous.—Oui ! oui ! en avant !
LE GRanD-Duc.—Wassili Fédor, tes compagnons sont courageux et forts. Je doublerai leur courage
et leur force ! Je leur donnerai à tous l’arme la plus puissante : la liberté !
Tous.—-La liberté !
Le GRAND-Duc.—A dater de ce moment il n'y a plus de proscrits en Sibérie .
Tous.—Hurrah pour le Grand-Duc ! Hurrah !
pour la Russie !
F£por.—Altesse, je ne serai pas seul de ma famille à bénir votre nom. J'ai mon fils Nadius, qui en ce moment traverse mille périls pour arriver jusqu’à moi |.
Le GranD-Duc.--Au lieu d’un proscrit, ton fils trouvera un homme libre.
UN AIDE DE cAMP (entrant précipitamment).—-Altesse, un courrier du czur.!
Tous.—-Un courrier !
LE GranND-Duc.—Un courrier qui a pu arriver jusqu'à nous ! Enfin !.. Qu'il entre! qu'il entre !.…