‹ Michel Strogoff [microforme]Chapitre 48 sur 51 · LES MÊMES, FÉDOR, EXILÉS · texte numérisé non relu

LES MÊMES, FÉDOR, EXILÉS

LE GRAND-Duc.—Wassili Fédor, tes compagnons et toi, vous vous êtes bravement battus depuis le commencement du siège ! Votre patriotisme n'a jamais failli ! La Russie ne l’oubliera pas!

FÉpor.—Nous venons demander à Votre Altesse qu’elle nous permette de faire plus encore pour le salut de la patrie.

LE GRAND-Duc.—Que voulez-vous ?

FÉépor.—L'uutorisation de former un corps spécial et le droit de marcher au premier rang.

LE GRAND-Duc.—Koit ! Maïs à un corps d'élite il faut un chef digne de le commander. Quel sera ce chef ?

Tous.—Wassili Fédor !

Fépor.—Moi ?

Tous.—Oui ! oui!

LE GRaND-Duc.—Tu les entends ! C'est toi qu’ils ont choisi. Acceptes-tu ?

FÉDpor.—Oui, si le bien du pays l'exige! L'amour de la patrie est toujours vivace au cœur d’un exilé ;

DS et nous vous demandons de marcher en avant à la première sortie !|

Tous.—Oui ! oui ! en avant !

LE GRanD-Duc.—Wassili Fédor, tes compagnons sont courageux et forts. Je doublerai leur courage

et leur force ! Je leur donnerai à tous l’arme la plus puissante : la liberté !

Tous.—-La liberté !

Le GRAND-Duc.—A dater de ce moment il n'y a plus de proscrits en Sibérie .

Tous.—Hurrah pour le Grand-Duc ! Hurrah !

pour la Russie !

F£por.—Altesse, je ne serai pas seul de ma famille à bénir votre nom. J'ai mon fils Nadius, qui en ce moment traverse mille périls pour arriver jusqu’à moi |.

Le GranD-Duc.--Au lieu d’un proscrit, ton fils trouvera un homme libre.

UN AIDE DE cAMP (entrant précipitamment).—-Altesse, un courrier du czur.!

Tous.—-Un courrier !

LE GranND-Duc.—Un courrier qui a pu arriver jusqu'à nous ! Enfin !.. Qu'il entre! qu'il entre !.…

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