La Pythanhio de Del|uiui. | 1er dei victimet humaines
ceci le déborde. Du christianisme, nul signe. Le salut vicndra-l-il? Rien n'en parle, mais tout parle du jugement. Ces anges mêmes sont-ils des anses? Je n'en sais rien. Ils n'ont pasd'ailes. Êtres à part, enfants de Michel- Ange qui n'eurent jamais, n'auront jamais de frères, ils tiennent de leur père, d'Hercule1 et de Titan*.
Si David, logé dans un coin, chante le futur Sauveur, il faut croire qu'il chante à voix basse. Nul ne semble écouter. Isaïe, son voisin, si profondément absorbé, fait peu d'attention à l'appel d'un enfant qui peut-être lui dit: Écoule! Il tourne un peu la tète, la tête et non l'esprit; dans ce mouvement machinal, sa rêverie dure et durera.
Justice et jugement, la grande attente d'un terrible avenir, c'est ce qui emplit la chapelle Sixtine. Un frémissement de terreur y fait trembler les murs, les voit tes, et, pour se rassurer, on ne sait où poser les jeux. Voici des mères épouvantées qui pressent leurs enfants contre leur sein. Là, une figure pâle qui sur un dévidoir voit filer l'irrésistible fil que rien n'arrêtera. Un autre, en face d'un miroir, voit s'yréfléehir des objets qui sans doute passent derrière lui, si effrayants, que de son pied crispé il frappe au mur, recule. Même geste au plafond et souvent répété dans les figures d'en haut, figures désespérées, qui ébranlent la voûte à coups de pied. Ils entendent rouler le tonnerre de la prophétie, qui les a pris en plein sommeil. On le voit par leurs camarades réveillés en sursaut, qui se jettent hors des couvertures, les cheveux dressés de terreur, ramassent et brouillent leurs vêtements, sans y voir, d'une main tremblante.
i I S. Les Titans étalent d«> géanta