PASSAGE DES ALPES PAR L'ARMEE FRANÇAISE
Les expéditions des rois do France en Italie, de Charles TU à François I", donnèrent occasion aux fantassins français de montrer leurs qualités militaires.
L'Angleterre eut ses fantassins à Poitiers, à Azincourt1, et pourtant elle ne créa pas une tradition d'infanterie. L'Espagne eut ses fantassins, sous Charles-Quint, Philippe H, e t jusqu'à Rocroy1; cette tradition commencée s'arrête au xvi* siècle. Mais la France, des Charles VIII, par ses Gascons et ses Bretons, dès Louis XII, par ses Picards et autres Français du Nord, sous François I,r, par l'institution des légions provinciales3, commença une tradition durable qui se perpétue jusqu'à nous.
Dans la courte et foudroyante campagne de Gaston de Foix *, on entrevit le Français comme premier marcheur du monde; c'est dire, éminemment soldat. Au premier passage des Alpes, sous François I"',on le vit comme le grand, l'admirable ouvrier de guerre (qu'a décrit le général Foy8 dans les guerres de la Péninsule')i improvisant de ses mains, de sa brillante activité, mille moyens subits, inconnus, sachant tout s coup, aujour du péril, les arts qu'il n'apprit jamais, frayant des voies inattendues par les abtmes où le chasseur ne se hasardait qu'en trem-
mandn.it l'armée franc aise et fut tu
à Rave mis.
par les Frin-
lungua résis-
S. Général de l'empire, devint sou
pagnole.
la Restauration un onteur célèbre
du parti libéral (1775-1825).
lent être re-