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qui l'empêcha d'aller plus loin. Brentz meurt de froid, et Willoughbyde faim. Cortereal1 périt, corps et biens. Hudsun- est jeté par les siens, sans vivres, sans voiles, dans une chaloupe, et Tonne sait ce qu'il devient. Behring3, en trouvant le détroit qui sépare l'Amérique de l'Asie, périt de fatigue, de froid, de misère, dans une île déserte. De nos jours, Franklin* est perdu dans les glaces; on ne le retrouve que mort, ayant eu, lui et les siens, la nécessité terrible d'en venir à la dernière ressource (de se manger les uns les autres) !
Tout ce qui peut décourager les hommes se trouve réuni dès l'entrée de ces navigations du Nord. Bien avant le cercle polaire, un froid brouillard pèse sur la mer, vous morfond, vous couvre de givre. Les cordages se roidissent ; les voiles s'immobilisent ; le pont est glissant de verglas; la manceuvre difficile. Les écueils mouvants qu'on a à craindre se distinguent à peine. Au haut du mat, dans sa logelto chargée de frimas, le veilleur (vraie stalactite vivante) signale, de moment en moment, l'approche d'un nouvel ennemi, d'un blanc fantôme gigantesque, qui souvent a deux cents, trois cents pieds au-dessus de l'eau".
Hais cette procession lugubre qui annonce le monde des glaces, ce combat pour les éviter, donnent plutôt envie d'aller plus loin. Il y a dans l'inconnu du pôle je ne sais quel attrait d'horreur sublime, de souffrance héroïque. Ceux qui, sans tenter le passage, ont seulement été au Nord et contemplé le Spitzbcrg B, en gardent