Poêle lyrique du ïi» siècle, rnS en
le constant travail de la sculpture vivante, par la forme admirable, réalisé Hermès, Apollon ou Hercule, et qui sait? Pallas, Jupiter*. La statuaire perpétuait cela, le transmettait en images immortelles pour gardera jamais le trop rapide éclair où l'on vit un moment les dieux.
Lorsque les yeux s'accoutumaient un peu à cette splendeur, regardaient une à une ces têtes divines, iière ment dessinées sur l'azur profond d'un ciel pur, quelle devait être l'impression de la via sacra*, de la montée de Delphes ! Et que de grandes paroles le cœur devait ouïr de ces bouches muettes ! Quelles leçons douces et fortes, et quels encouragements! Des vainqueurs d'Olympie à leur chantre Pindare, du grand soldat de Marathon, Eschyle, aux Aristide3, aux Épaminondas1, des vaillants de Platée6 à la prudence des sept Sages ! Forte et sublime chaîne où grandissait le cœur. Il entendait très bien : c Approche et ne crains rien. Vois ce que nous étions, d'où nous partîmes et où nous sommes... Fais comme nous. Sois grand d'actes et de volonté. Sois beau, embellis-toi de formes héroïques et d'œuvres généreuses qui remplissent le monde de joie... Travaille, ose, entre, prends ! Par la lutte ou la lyre, chantre, athlète ou guerrier, commence ! Des jeux aux combats, monte, enfant ! »