‹ MicheletChapitre 60 sur 181 · A l'esl. contre lo serpent Python · texte numérisé non relu

A l'esl. contre lo serpent Python

4. Entre les niontsgn» et In nier. [ 7. Autro nom du dieu Apollon.

(aire. S'il aima Daphné* (le laurier), ce fut en vain. Dès lors il n'eut que deux amours, la Mélodie et la Lumière.

A mi-côte, au-dessus de la ville de Delphes, pose dans sa majesté le temple. Autour, une enceinte peuplée de monuments que tous les peuples grecs, étrangers, dans leur piété reconnaissante, ont bâtis là sans ordre. Cent petits temples y sont, trésors où les cités ont mis leur or sous la garde du dieu. En groupes irréguliers, tout un peuple de marbre, d'or, d'argent, de cuivre, d'airain3 (de vingt airains divers et de toute teinte), des milliers de morts glorieux, assis, debout, rayonnent. Véritables sujets du Dieu de la lumière. Le jour, c'est un volcan d'éblouissants reflets que l'œil ne soutient pas. La nuit, spectres sublimes, ils rêvent.

L'immortalité est sensible ici, et palpable la gloire. Il faudrait qu'un jeune cœur fût déshérité à jamais du sens du beau pour ne pas être ému. Le premier sentiment est la bonté des dieux. Ils sont là, ces dieux grecs, de plainpied avec les héros historiques ou mythiques, sans orgueil, en bonne amitié. Tous ont entre eux un air touchant de parenté. Ulysse jase avec Thémistocle, et Hiltiade avec Hercule3.L'aveugleHomère, royalement, s'asseoit devant ses dieux debout. Pindare*, avec la lyre sacrée, la robe triomphale, pontiflcalement, chante encore. Autour de lui, ceux qu'il a célébrés, les vainqueurs d'Olympie, de Delphes3. La Grèce leur est reconnaissante de la beauté qu'ils montrèrent ici-bas ; elle les remercie d'avoir, par

(u'Apullon

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