Peuple qui habile an oord de la
valent plua lufllre à non
çrèce le long de la mer Adriatique.
troupeaux.
Jigitizedb, GoOgk
846 1. M1CHELET.
tout ce qui naîtrait dans un printemps; c'est ce qu'où appelait ver sacrum '. I) est probable que, dans l'origine j on n'adoucissait pas même en faveur des enfants l'accomplissement de ce vœu cruel '. A mesure que les Sabelliens formèrent un peuple nombreux, on se contenta d'abandonner les enfants. Repoussés pas leur père, et devenus fils de Mamers, Mamertini ou Sacrant3, ils partaient, dès qu'ils avaient vingt ans, pour quelque contrée lointaine. Quelques-unes de ces colonies, conduites par les trois animaux sacrés de l'Italie, le pivert (picus), le loup et le bœuf descendirent, l'une dans le bays des Hirpins (Jiirpus, loup, en langue osque), une troisième dans la contrée qui ne portait encore que le nom générique de Opici, et qui fut le Samnium*. Cette dernière colonie devint à son tour métropole de grands établissements dans la Lucanie5 et la Cainpanie', où les Samnites asservirent les Opiques. De la Lucarne, ils infestaient par leurs courses les terres des colonies grecques qui, environ trois siècles et demi après la fondation de Rome, formèrent une première ligue contre ces barbares et contre Denys l 'Ancien, tyran de Syracuse7, deux puissances qui les menaçaient également et entre lesquelles elles ne lardèrent pas d'être écrasées. Cette vaste domination, dans laquelle étaient enfermées toutes les positions fortes du midi de l'Italie, semblait destiner les Samnites à réunir la péninsule sous un même joug. Mais l'amour d'une indépendance illimitée, que toutes les tribus sabelliennes avaient retenu de leur vie pastorale, les empêcha toujours de former un
corps. Rien n'était pins divers que le génie de ces tribus. Les Sabins ', voisins de Rome, passaient pour aussi équitables et modérés que les Samnites étaient ambitieux. LesPicenlins* étaientlents et timides; les Marsea3, belliqueux et indomptables. Qui pourrait, disaient les Romains, triompher des Marses ou sans les Marses? Les Lucaniens étaient d'intraitables pillards, qui n'aimaient que vol el ravage. Les Samnites campaniens étaient devenus de brillants cavaliers, prompts à l'attaque, prompts â la fuite. Chaque tribu avait pris le caractère et la culture des contrées envahies. Les monnaies samnites portent des caractères étrusques4; celles des Lucaniens, des lettres grecques; les autres tribus suivaient l'alphabet osque5 et latin. Toutes les tribus se faisaient la guerre entre elles.