CHAPITRE VII
Mort de Michiel Van Mierevelt.
Willem Jacobsz Delff était mort le i i avril i638. Michiel Van Mierevelt survécut trois ans à son gendre. Il mourut à son tour en 1641, âgé, par conséquent, de soixante-quatorze ans, ayant presque jusqu’à son dernier jour exercé cet art qui lui avait valu une si grande renommée et une fortune considérable. De son vivant il avait été célébré en prose et en vers par ses contemporains, même en vers latins et, au bas d’un de ses portraits peint en 1625 ', — l’année où il exécuta le portrait du prince Maurice, — il s’était, vu dans cette langue qualifié de « nouveau Xeuxis de Delft^ ».
Delphicus hinc Xeuxis dicitur esse novus.
Cette inscription était, en outre, chargée de faire connaître à la postérité la plus reculée le profond amour de Mierevelt pour sa ville natale, amour qui avait porté le grand portraitiste à refuser les propositions des plus grands princes de l’Europe, l’invitant à quitter sa patrie.
Sa mort ne calma pas cette éclosion poétique, et à peine eut-il fermé les yeux qu’un de ses amis, Joachim üudaan, que Weyermann appelle à ce propos un brave poète [braave dichter], écrivit en son honneur une pompeuse épitaphe; « Ce qu’il y avait dans le grand Mierevelt de péris-