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PREMIÈRE SÉRIE. — LES TUBULEUSES

Formes dont la partie principale de la capsule est cylindrique, quel que soit l'aspect des deux extrémités.

Tintinnopsis campanula (EHRENBERG) DaApAY.

(PI. XXII, fig. 13 à 15.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1838? Tintinnus campanula EHRENBERG.

1858-1859. Zintinnus campanula CLAPARÈDE et LACHMANN, pl. 8, fig. 0. 1881. Z'intinnus campanula KENT, p. 609, pl. 31, fig. 11.

1881. Contocylis campanula FOX, p. 22, pl. 1, fig. 5.

1884. Codonella campanula FOI, p. 58, pl. 4, 1885. Codonella campanula ENTZ, p. 205, pl. 14, fig. 15.

1887. T'intinnopsis campanula D'ADAY, p. 558, pl. 20, fig. 9, 11, 13 et 15. 1896. Tintinnopsis campanula BRANDT, p. 55.

1907 Tintinnopsis campanula RAMSAY WRIGHT, p. 11, pl. IV, fig. 12.

CARACTÈRES. — Capsule en forme de cloche, cylindrique dans sa portion principale, atténuée et prolongée en queue à la partie inférieure, évasée du côté de l'orifice.

On remarque un sillon spiralé qui se développe autour de la coque et qui prend naissance vers le tiers supérieur de cet organe pour aboutir aux limites de l'orifice, mais l'impression en est parfois si atténuée qu'elle en devient indistincte.

La membrane est simple, chitineuse et n'est qu'incomplètement recouverte de fragments de quartz. La queue est tantôt droite, plus souvent tortueuse et particulièrement couverte de ces fragments étrangers.

FIGURES. — Figure 13. Vue stéréoscopique d'une capsule vide et prolongée inférieurement en une longue queue.

Figure 14. Vue semblable d'une capsule habitée par le Protozoaire, que Île réactif fixateur a contracté et qui se trouve blotti dans le fond.

Figure 15. Spécimen dont l'habitant présente les premiers phénomènes de l'enkystement. Son péristome a déjà disparu et il s’entoure d'une membrane nouvelle, encore peu épaisse, mais qui devait s'accentuer ultérieurement comme celle qui s'observe chez les kystes parachevés de l'espèce que, faute de place, nous n'avons pas figurés.

OBSERVATIONS. — Cette espèce, très anciennement connue, nous paraît trop familière aux planktonistes pour qu'il v ait heu d'insister sur ses caractères morphologiques qui sont peu variables.

Signalons, toutefois, la réduction accidentelle du pavillon antérieur, qui tient probablement à ce que pour une raison ou l'autre, la capsule n'a pas pris son développement complet. Sous cette forme elle évoque assez bien l’image prêtée à Zintinnopsis campanella HAECKEL, figures 16 et 18, planche 19 de Dapay, et à Zintinnopsis cincta CLAPARÈDE et LACHM ANN, figures 6, 7, 8, planche 20 du même auteur, qui a, plus que ses prédécesseurs, tenu compte de leurs caractères comparatifs.

Pour pouvoir y déceler un caractère spécifique différentiel, 1l faudrait avoir les objets simultanément sous les yeux et voir s'ils diffèrent plus en nature que dans les dessins qu'ils ont inspirés.

Nous ferons remarquer, en outre, que cette espèce classique s’est trouvée absente de tous nos échantillons de la « Belgica » provenant des mers polaires.

DISTRIBUTION. — Zntinnopsis campanula est une des formes les plus com-

munes de Tintinnides de la Mer flamande. On la trouve dans presque tous nos échantillons avec des fluctuations seulement dans son abondance relative.

Tintinnopsis Lobiancoi 1ADpay.

(PI. XXI, fig. 16 à 18.) BIBLIOGRAPHIE.

1887. L'intinnopsis Lobiancoi D'ADAY, p.553, pl. 19, fig. 27. 1910. Tintinnopsis Lobiancoi MEUNIER? p. 138, pl. XII, fig. 5 à 0

CARACTÈRES. Capsule uniformément tubuleuse, assez grande, à base arrondie dépourvue de tout appendice, à ouverture droite, non évasée et, le plus souvent, incomplètement couverte de petits fragments de quartz.

FiGurEs. — Figure 16. Vue longitudinale d'un spécimen avec le Protozoaire qui l’habite. Celui-ci n'a guère été contracté par le réactif fixateur.

Figure 17. Échantillon similaire dont l'infusoire laisse voir de profil un nouveau péristome formé sur le flanc; indice certain d’une division en cours d'exécution.

Figure 18. Spécimen de capsule vide présentant les mêmes caractères que les précédentes, mais de moitié moins longue.

OBSERVATIONS. — Nous n'avons rien à en dire si ce n'est que nous ne rapportons notre forme à cette espèce qu'à cause de sa grande ressemblance avec celle, si simple, que Dapay lui assigne.

Nous trouvons, d’ailleurs, dans nos matériaux cette forme représentée par des spécimens de toutes longueurs, mais de calibre transversal assez constant.

La figure 18 en reproduit un exemplaire beaucoup plus court qui marque l'étendue des variantes observées.

Les formes rencontrées dans le microplankton de la « Belgica +, en 1910, nous ont paru généralement un peu plus courtes que le type trouvé abondamment dans la Mer flamande. C'est ce qui explique le point d'interrogation placé à côté de notre référence bibliographique.

Peut-être n'y a-t11l là qu'un effet de la température plus basse des eaux polaires pouvant affecter le développement de la capsule.

DISTRIBUTION. — 7ntinnopsis Lobrancor est aussi une des espèces les plus communes dans nos échantillons, particulièrement dans ceux du large.

Tintinnopsis acuminata (DaDpay).

(PI. XXII, fig. 19 et 20.) SYNONYMIE ET BIBLIOGRAPHIE.

1887. Téntinnopsis beroïdea vax. acuminatla DADAY, p. 547, pl. 19, fig. 4, 5, 20. 1910. Zéntinnopsis beroïdea MEUNIER, p. 140, pl. XII, fig. 14 à 18.

CARACTÈRES. — Capsule notablement plus petite que les précédentes, terminée inférieurement en pointe aiguë, mais sans prolongement. Membrane mince, partiellement couverte de fragments de quartz ou de débris de Diatomées, présentant parfois une structure spiralée vers l'avant, non marquée par un sillon véritable, mais par l'arrangement de très petites particules de sable disposées en ligne spiralée.

Les dimensions en longueur varient du simple au double.

FiGures. — Figure 19. Vue stéréoscopique d'une capsule d'un développement longitudinal normal. On notera qu'elle se distingue de la forme précédente par un calibre plus étroit, des dimensions plus petites en tous sens et la forme aiguë du fond de la coque.

Figure 20. Forme identique de capsule, mais de dimension longitudinale beaucoup plus petite.

OBSERVATIONS. — Ces figures sont comme deux variantes extrêmes des dimen-

sions de l'espèce. Elles proviennent d'un échantillon extrêmement riche en spécimens de cette sorte, à l'exclusion de toute autre forme. Elle ne se trouvait guère associée qu'à des S£e/etonema costaturn. On aura déjà remarqué sans doute que nous avons modifié la dénomination donnée à cette forme par DaDpay qui y voyait une variété de 7?ntinnopsis beroiïdea STEIN. Ce dernier auteur, en attachant ce nom à une espèce qu'il a décrite, mais qu'il n'a pas figurée, a ouvert le champ à plusieurs interprétations disparates dont aucune peut-être n'approche de la forme envisagée par lui; tant il est vrai que dans le domaine des choses de la nature, les meilleures descriptions sont vaines si elles ne sont étayées sur une figure judicieusement dessinée.

Si, comme on doit le supposer, ce nom de beroïdea a une signification analogique, il doit suggérer une ressemblance plus ou moins avérée avec un Béroé.

Or ce n’est pas le cas ici. Ce n’est pas le cas non plus pour 7° beroïdea STEIN de Dapay, ni pour 7. beroïdea STEIN de JüRGENSEN, ni pour Codonella beroidea de ENTz.

Nous crovons donc qu'il y aurait profit pour la science à ne plus se couvrir de l'autorité de STEIN pour désigner une quelconque de ces petites formes de Tintinnides qui présentent, malgré leur exiguité commune des caractères spécifiques aussi nets que d’autres, de plus grandes dimensions.

Leur appliquer une étiquette qui n’a pas de signification figurative précise, cela revient à les vouer à l’indétermination.

DisTRiIBUTION. — Cette espèce était très abondante dans certains échantillons

prélevés dans le bassin à flot de Nieuport. Elle n'a été rencontrée que rarement dans les prises du large.

Tintinnopsis fistularis sp. nov.

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