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COMMENT, ANATOMIQUEMENT, IL N Y A AUCUNE

CHANT l’oBIGINB DES MICROZYMAS DE L ORGANISME. DEMONS¬ TRATION DIRECTE qu’ils NE VIENNENT PAS DEL AIR.

Mais si les faits ont été vérifiés, confirmés, ils ont été détournés de leur véritable et naturelle signification. Au lieu de voir dans le microzyma le terme ultime de l’analyse anatomique, qui existe des les premiers linéaments de ce qui sera l’ovule et 1 œut, et qui existera ensuite durant toutes les phases du développement et de l’existence de l’être organise jusqu apres la mort et lui survivra ; qui est ce qui reste de la cellule elle-même quand elle se détruit, soit physiologiquement pendant la vie ou après la mort, soit violemment par destruction mécanique ; oui, au lieu de ren-arder les microzymas comme étant les composants constants et, par suite, essentiels, nécessaires, de l organisation anatomique en général et de la cellule en particulier, ce que Bichat eût certainement fait s il avait pu pousser son analyse jusque-là, ne pouvantles mer, les uns, avec Billroth ou avec M. Tiegel y voient des coccus, des micrococcus, des mesococcus, des megacoccus-, les autres, des spores de bactéries,, quand avec M. Jaccoud, ils n’y voient pas un pur accident, des ' microbes variés, passifs, inutiles, n attendant pour devenir les agents de nos maladies qu un accident.

LA PLEURÉSIE

comme le refroidissement, pour produire la pneumonie ou la pleurésie.

Je ne veux pas refaire l’histoire naturelle des microzymas; mais je désire présenter quelques considérations sur l’impossibilité de comprendre ce qu’il y a d’essentiel dans l’organisation anatomique, en général, sans l’admission du microzyma au titre d’élément anatomique fondamental, autbnomiquement vivant et doué fonctionnellement, physiologiquement et chimiquement, de propriétés qu’on ne retrouve qu’en lui. J’ai besoin de ces considérations pour en tirer des conclusions touchant l’étiologie de la pleurésie en particulier et de nos maladies en général.

Je voudrais pouvoir ne pas m’arrêter à la question de savoir si le corps humain est naturellement fermé ou ouvert à l’introduction des microbes de l’air ; ni de savoir qui a raison, de M. Jaccoud ou de M. Germain Sée dans la manière d’interpréter l’influence du refroidissement pour la production de la pleurésie (1).

Selon M. Jaccoud, le froid agit sur l’organisme, altère son fonctionnement, et, d’hostile qu’il était aux microbes, le rend favorable et le livre sans résistance efficace à l’activité de ses propres microbes, au pneumocoque, par exemple, dans la pneumonie. M. G. Sée, au contraire, admet que le froid, dans certaines circonstances, est le stimulant du microbe qui fait éclater la maladie ; manières de voir quelque peu contradictoires qui nous reportent à la vieille querelle des humoristes sur l’altération primitive des humeurs, et des solidistes sur la lésion primitive des solides, pour, la production de la maladie.

Oui, je voudrais ne pas m’arrêter à ces questions; mais quand elles sont soulevées par des savants considérables, elles ne doivent pas être passées sous silence, car elles méritent examen. Peut-être la théorie du microzyma est-elle en état de faire la lumière en un sujet qui paraît encore si obscur.

D’abord il n’y a aucune obscurité touchant l’origine des microzymas dans l’organisme, puisqu’elle se con-

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