‹ Miers et son eau minéraleChapitre 10 sur 25 · EXPÉRIENCE I · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE I

Le 6 juin, j'ai pris en cinq doses, espacées d’un quart d’heure environ, un litre d’eau de Miers, le matin, à jeun; le 7, 400 grammes au repas du matin; le 8, 600 grammes à la source, à jeun. La quantité d’un litre ne m’a pas paru très difficile à boire. Je n'ai eu ni coliques, ni nausées, à peire quelques gargouillements. L'effet purgatif a commencé à se produire dans la demi-heure qui a suivi l'absorption de la première dose; les autres selles se sont présentées dans la matinée. La polyurie n’a été considérable qu’un jour, le 7, où j'ai pris l’eau au repas du matin; mais cet effet diurétique ne revient pas entièrement à l’eau de Miers. Pendant les trois jours, la quan-

tité d’urée éliminée a été beaucoup plus grande que normalement.

Les conditions et les résultats de cette expérience sont résumés dans le tableau suivant. Il est bon de remarquer dès maintenant que, dans ce premier tableau, les chiffres donnés pour lurée

sont tous trop forts. L'analyse a toujours porté en effet sur les uri-

nes du matin: or celles-ci étant beaucoup plus chargées que celles du reste de la journée, on a obtenu un produit exagéré en multipliant le chiffre de l’urée par la quantité totale des urines du jour. Mais, si les chiffres doivent être diminués, le rapport qui existe entre eux, et c’est là l'important, reste sensiblement le même.

Dans cette expérience et dans les suivantes, l’analyse des urines et le dosage de l’urée ont été faits au laboratoire de chimie de l'Ecole de médecine navale de Rochefort, par mon camarade M. le pharmacien de la marine Monmoine, que je suis heureux de remercier ici. Le dosage de l'urée a été fait par le procédé d Yvon.

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