CHAPITRE PREMIER
re, ex-curé de la paroisse, a. gardé souvenance que son père partit de Yamachiche pour conduire un de ses enfants malade au curé Côté. D'autres se rappellent que des gens vinrent de Québec et jusque de la Gaspésie.
La confiance au pouvoir extraordinaire du bon curé était si grande, que des anciens croient encore qu'il aurait pu « recoller » (c'est l'expression employée) un membre amputé.
Revue Populaire, 1909. E.-Z. Massicotte
LE PÈRE ANCÉ
Un autre abbé guérisseur eut une période de vogue à Montréal entre 1862 et 1880. On l'appelait couramment le père Ancé. Né en 1804, dans le diocèse de Nancy, France, il vint en Canada vers 1848. Après avoir été vicaire à Saint- Eustache, professeur au Collège de Sainte-Thérèse, curé de Sainte-Julienne, puis premier curé de Saint- Jean-de-Matha, il se retira subitement du ministère en 1856. Il vécut pendant quelque temps dans le comté de Berthier se plaignant qu'on le persécutait, puis finalement vint s'établir à Montréal où il vendit des remèdes pour subsister. Sa principale panacée était un onguent vraiment excellent. Il logea rues Craig et Ste-Marie, dans un modeste appartement et il avait une clientèle fort étendue. Grand et beau vieillard aux cheveux blancs, son aspect et sa parole en imposaient beaucoup. Il a été inhumé dans le cimetière catholique de Montréal, le 21 mai 1888, à l'âge de 84 ans.
E.-Z. Massicotte