CHAPITRE DEUXIÈME
» I will ».
Et, s'insinuant habilement dans leur esprit par un appel à la loyauté britannique, leur rappelant l'esprit de tolérance et de justice qui doit animer tous les citoyens d'un pays mixte, il leur raconta les détails de cette sombre tragédie du Nord-Ouest.
Quelqu'un nous disait que cette foule hostile courba la tête, pas entièrement convaincue, mais domptée, subjuguée par le courage et par l'éloquence de l'orateur.
Le Monde Illustré. Donoso
Sir Wilfrid Laurier, né à Saint-Lin en 1841, premier ministre du Canada de 1896 à 1911.
Nous trouvons dans le «Chatham Daily News», l'anecdote suivante sur Sir Wilfrid Laurier :
La mort du Rév. Dr Williams de Montréal, dit ce journal, rappelle un incident de la vie de Sir Wilfrid Laurier raconté par un citoyen éminent de Toronto. Madame Williams était la fille de M. Murray, de Québec un puritain de vieille souche. Jusqu'à l'âge de 18 ans, Wilfried Laurier ne parlait pas un mot d'anglais et il alla demeurer chez M. Murray pour y apprendre cette langue. M. Murray ne manquait jamais de lire le soir un passage des Écritures et de réunir la famille pour la prière du matin, et le jeune Canadien-Français fût averti qu'il était libre d'assister, s'il le désirait, à ces exercices de dévotion. Il y assista et écouta avec la famille pendant quatre ans les lectures du vieux puritain.
Plus tard, lorsqu'il fût devenu l'homme d'État distingué que le pays admire, un ami
qui connaissait ses relations avec la famille Murray, lui demanda quelle impression ce genre de vie lui avait produite et il exprima immédiatement son appréciation franche de la vie honnête et son respect des convictions de ces braves gens.
Voici ce que dit Sir Wilfnd : , „ / ..
« La solide intégrité de caractère et 1 esprit de droiture que j'ai constaté dans la famille Murray a laissé chez moi une impression qui ne s'effacera jamais de ma vie ».
Revue populaire.
LE DRAPEAU BRITANNIQUE C'est dans un discours prononcé à la Chambre des Communes en 1909, que Sir Wilfrid Laurier raconta l'intéressante anecdote qui suit :
« J'ai reçu, dernièrement, d'un ami qui passait à Rome, une lettre qui fera voir quels sont nos droits et privilèges comme sujets britanniques >, Il y a à Rome un Collège Canadien, fonde il Y a quelques années par les Révérends Messieurs de Saint-Sulpice, de Montréal, et entretenu par eux pour l'éducation de nos jeunes étudiants en théologie. A la date de. la lettre qui m'a été adressée, le 16 octobre, la ville de Rome, comme plusieurs autres villes d Europe, exprimait violemment l'émotion que lui avait fait éprouver l'exécution de Ferrer, a
Barcelone. „ . .
,, Borne était menacée d'émeutes. De torts détachements de l'armée italienne gardaient les ambassades ; les rues étaient remplies d une populace affolée criant vengeance et proférant des injures et les pires menaces contre les couvents