‹ Mignard et Rigaud (volume 4)Chapitre 1 sur 5 · IJ · texte numérisé non relu

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vres au lecteur; c'en est une plus misérable que de s'annoncer pompeusement et de promettre des merveilles^ pour ne pas tenir parole. Les anciens étaient plus modestes que nous sur ce point , et ne se permettaient d'apostropher le lecteur bénévole que pour lui donner des éclaircissemens utiles, ou pour confesser de bonne foi dans quelles sources ils avaient puisé leur sujet; ce qu'on cherche bien plutôt à déguiser aujourd'hui.

Nous n'écrivons pas à présent le plus chétif morceau san s raconter où et comment nous en vint l'inspiration; sans dire que nous avons été voir les lieux habités par nos héros ; que nos voyages nous ont coûté beaucoup, et que nous avons évoqué les ombres des siècles passés, toutes choses que le lecteur n'a pas besoin de savoir , et qui ne rendent pas un ouvrage meilleur. Lorsque Corneille et Racine, qui faisaient bien, publiaient

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