‹ Mignardises amoureuses de l'admiréeChapitre 27 sur 33 · SEIG>^EUR DE LA TROUILLARDIERE · texte numérisé non relu

SEIG>^EUR DE LA TROUILLARDIERE

Tu eà heureux d'avoir un peu abandonné

Ton Anjou, pour venir séjourner dans le Meine; Heureux en est le jour, heureuse en est la peine. Qui t'a si doucement en si beau lieu mené.

Je croy que la Mignarde à qui tu as donné

Ton cueur entre ses mains, n'est point tant inhumaine. Qu'elle vueille tousjours voir ta constance vaine, Sans que ton amour soit par elle guerdonné.

Voylà ! nous ne sçaurions changer cette puissance De ce grand sort fatal, qui dès nostre naissance Nous règle comme il veut d'un destin asseuré :

Ce destin n'a permis qu'en ta terre Angevine Encores qu'il y ait mainte beauté divine, Ton esprit se soit tant qu'ati Meine énamouré.

A ANTHOINE GUYART

Du temps que les esprits paresseux de la France Estoient couvers encor d'un voile languissant Et que des bons autheurs le sçavoir florissant Donnoit dessoubs la nuit de l'obscure ignorance,

DE JACQUES TAIIUREAU 1>7

Lors les plus vieux à peine avoient-ils la scieuce De cela c^u'aujourd'huy Tenfant est coBgnoissant, Et par trop lasehemeut ils s'alloient bannissant D'avoir i)lus que d'un art la povre expérience;

Mais on peut maintenant, mieux qu'en l'aage ancien, Faire plus d'un estât, comme tu parois bien, Mcslant les vers plaisaus avec la loi severe :

N'as-tu leu, mon Guyart, mesmenient dans tes loix, Que le Jurisconsulte allègue mille fois, Les vers sententieux de ce sçavant Homère.

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