Histoire de la RévoltUiofif liv, IV, ch. viii
MICHELET. J6l
Tembre) elle reprendra les biens. « De quel droit? Un grand jurisconsulte Ta dit, par droit de déshérence. L'Église, morte, n'a pas d'héritier. A qui revient son palrimoine?
A son auteur, à la patrie, d'où natlra la nouvelle Église \ » Prenez garde à celle nouvelle Église. Ce n'est pas celle du Concordat, c'est la Révolution. Tout à l'heure, Michelel était bien près de Danton; à présent, il est à côlé de Chaumette.
Il raconte les massacres. Il n'approuve pas les assassins; il ne les excuse pas; il les explique. Ils font leur besogne en employés fidèles. Maillard lit l'écrou; il provoque leurs décisions, il en tient registre. Ils reçoivent leur paye, « ce qui leur est dû, pas davantage ». Quand il y a un élargissement (il n'y en eut guère !), ils sont tous ravis. Ce sont des ovations sans fin, des cris de joie. Il ne dit rien de l'héroïsme des victimes. Pas un mot d'admiration ni d'approbation.