Histoire de la RévotutioUf liv. III, ch. fx
prononcer de belles phrases *. « Je prendrai mon sort en esprit de pénitence, dit Févêque de Poitiers. — Ce sort, répond Michelel, n'eut rien de bien funeste. Les évêques sortirent sans péril de l'Assemblée, y revinrent tant qu'ils youlurent. » On dirait vraiment qu'il ignore la suite, qu'il n'a jamais entendu parler des proscriptions en masse, ni des tueries dans les prisons. Ces proscriptions, quand il y viendra, ne lui inspireront ni protestation ni pitié. Ils s'étaient mis eux-mêmes hors la loi. Il ne voit en eux que les organisateurs et les chefs de la Vendée, des hommes politiques en révolte contre les lois du pays. La religion n'était qu'un prétexte.
11 va sans dire qu'il avait applaudi à la suppression des dîmes. L'indemnité? 11 n'y tient pas. Il n'y voit qu'un don gratuit. « Si l'État subventionne un dogme, que ce soit un dogme de vie! » Aujourd'hui (août 1789), la France reprend la dîme, et demain (2 no-