SCÈNE VI
WILHELM, puis MIGNON.
WILHELM, gaiement.
Voilà, pardieu! une charmante fille!... un peu folle... et très-coquette sans doute, mais charmante !
Mignon sort timidement du hangar.
MIGNON, à part, t) C■^<.'<::fy^^ t^ OO Ci/^
Il est seuil...
WILHELM
Laërte a beau dire, ses sa^os avis ne m'empêcheront pas, je crois, d'en devenir amoureux!... (Apercevant Mignon.) Ah! c'est toi, pauvre enfant!
Le m-'iitris s'es^ endormi et je viens te remercier.
^ItUm, J:J.
WILHELM
Boni... ne m'as-tu pas remercié déjà en me donn&at ton bouquet?
MIGNOrf.
Mon bouquet...
WILHELM, à part.
Diable! je Tai laissé prendre par Pliilinel
MIGNON, à part.
Qu'en a-t-il fait?
WILHELM
Le service que je t'ai rendu ne mérite pas tant de reconnaissance. Ce misérable voulait te battre, je lui ai fait peur en le menaçant et tu as échappé pour cette fois à sa colère. Voilà tout. Demain je ne serai plus là pour te défendre.
Musique à l'orchestre.
Demain, dis -tu? Qui sait où nous serons deiuain» L'avenir est à Dieu ! le temps est dans sa main.
WILHELM
Quel est ton nom?
Ils m'appellent Mignon, Je n'ai pas d'autre nom.
WILHELM
Quel âge as-tu?
Les bois ont reverdi, les fleurs se sont fanéeft.^ Personne n'a pris soin de compter mes anp^e».
TRf?«Jo