SCÈNE VII /, . ^ u/.pi É
Les MÊMES, JARNO. ^ -^ û^
JARNO.
Ahl ahl II paraît que l'enfant vous plaît,., mon prince ?ous voulez me la débaucher!...
WILHELM, avec colère, en saisissant Jarno au collet.
Misérable I ne souille pas les oreilles de cette enfant par tes infâmes soupçons ! ^.
JARNO.
Non! je me contenterai do les M frotter ce soir en votre honneur.
WILHELM
Si tu oses la maltraiter encore, je te dénoncerai à la juslice qui saura te faire rendre cette pauvre petite à la famille à laquelle tu Tas sans doute voJée I
JARNO.
Volée! tout le monde est témoin que je ne l'ai pas volée^ monsieur, mais nourrie, élevée comme mon enfantî comme mon propre enfant !
WILHELM
Quelle est donc son origine?
JARNO, d'un ton bourru.
Je l'ignore! Tout ce que j'en sais, c'est que j'en ai hérité de mon frère qu'on avait surnommé le Grand Diable, à cause ûd ses merveilleux talents 1 Au surplus, puisqu'elle vous in-
téresse si fort, remboursez-mci ce qu'elle m'a coûté en costumes et en nourriture, et vous déciderez de son sort comme vous l'entendrez!
WILHELM
Soit. — J'accepte ta proposition.
JARNO, étonné.
Ah bah!
Que dit-il?
MIGNON, à part.
WILHELM, à Jarno.
Viens avec moi... je te donnercd l'argent que tu demandes, et, en retour, tu me signeras un écrit qui rend la liberté à Mis-non.
JARNO.
Pourvu que je sois payé, je vous signerai tout ce que vous voudrez.
WILHELM
Viens donc! (a Mignon.) Dans un instant tu seras libre. A bientôt, chère enfant.
^ aatraîne Jarno dans Taubergôr ^ • />