ACTE DEUXIÈME
LAERTE
Et à moi donc?
'"" Ils se regardent et éclatent de rire.
PHILINE, déclamant.
Je ris de leurs malheurs comme ils riraient des nôtres?
LAERTE
Quand tout va bien pour nous, pourquoi songer aux autres ) (Lui tendant de nouveau sa bonbonnière. j'^ëi^idilôNianb^».. ^
PHILINE, lui prenant familièrement le bras. C£^ ^:<>'>tx^'C Cl^c^^^^
Parlons d'autre chose, voulez-vous? Avez-vous des nou- .fieM^Aji^ velies de notre ami? /' ^' A
LAERTE. / — y? f é
Qui? Frederick? il est ici, je Fai vu rôder dans les jar- 5/ -- Jms... ^àe^e^c^
PHILINE
Il s'agit bien de Frederick ! je vous parle de ce jeune homme que nous avons rencontré ce matin... dans cette auberge....
LAERTE
M. Wilhelm Meister?...
PHILINE
Lui-même. ^
LAERTE, d'un air moqueur. ^,,^ ; '
^ Au fait, je me rappelle, ne Favez-vous pas invité à nou? I rejoindre ici? Ne lui avez-vous pas offert de le présenter au \ baron, en qualité de poète de la troupe? Ne vous a-t-ilpas ' promis de venir?
PHILINE, souriant* Je crois que oui.
LAERTE
Eh bien ! il ne viendra pas.
y^ ^ ^ UL
PHILINE
Pourquoi? — Qu'en savez-vous? .^ a A li'i^?
LAERTE
Je lui ai dit ce qu'il fallait, et j'espère qu'il se souviendra de mes bons avis.
PHILINE, vivement, lui quittant le bras.
Eh! mon cher, je vous trouve plaisant avec vos bons avis!... N'est-ce pas vous qui me l'avez présenté ?
Ï.AERTE. I
Oui, par malice.
■^^^ ..^.«,^«-^H««^.„ PHILINE
Plaît-il?
LAERTE
. Les victimes de l'amour me font toujours rire, en souve- \ i nir de mes infortunes conjugales, et je le poussais m.oi- ] même dans vos filets... pour m'amuserl .
PHILINE
Vous êtes poli!
' V LAERTE. i^^' *^"V>-
Msâîy il me plaît, ce garçon, il m'intéresse! Je serais de* sole qu'il lui arrivât malheur !
.PHIXrWE.
De mieux, en mieux! Vous me paierez cela, Laërtel Quant à M. Meister..,
LAERTE
Nous ne le verrons plus !
PHILINE
Lui!... (Riant.) Il est en route depuis longtemps! il frappe en ce moment à la porte du château... il demande à me voir... on nous l'amène... il vient !.•• et...