ACTE DEUXIÈME
i UN LAQUAIS, annonçant. |
M. Wilhelm Meister.
ÉM M iiririW'«ii«i"ffii lî-f"
PHILINE
Et le voilà!...
LAERTE, étonné.
Ah bah! (a Philine.) Ma foi! tant pis pour lui! je no m'en mêle plus!
C'est tout ce que je vous demande! (Au laquais.) Faites entrer.
WILHELM, entrant.
Charmante Philine!... Mon cher Laërte I...
PHILINE
Je suis ravie, monsieur, que vous vous soyez souvenu do Yotre promesse!...
WILHELM
Et moi je vous remercie dem'avoir invité à vous suivre!... je me réjouis d'assister à cette fête et d'avoir Toccasioii de vous applaudir!...
LAERTE
Nous applaudir! oh I pourquoi?...
PHILINE
Je me charge de vous présenter au baron.
LAERTE
Et moi à la baronne. Mais permettez-moi d'abord d'ailes
donner an coup d'œil aux préparatifs de la représentation... Le théâtre est installé dans la serre du château, à deux pas \ a ^' d'ici, au bout de la galerie. Nous jouons ce soit . Le songe f\Â^^' d'une nuit d'été, d'un nommé Shakspeare... un poëte anglais qui ne manque pas de mérite. C'est l'illustre Aloysius, notre souffleur, qui a refait la pièce au goût du jour. Les invités du baron n'y comprendront rien tout de même!... Mais peu importe ! PhiUne sera charmante dans son costume de Titanial Quant à moi, je vais revêtir les habits du seigneur Thésée^ duc d'Athènes, et je reviens vous chercher quand il en sera temps !...
A Wilhelm, ^1iéiÉI|liiilt> ' '-^'^^^* ■
A bientôt, cher monsieur I
A Philine. ^
Adieu, ma toute belle! ^sa^ Â^f^^^' Je vous laisse aveclui!... Â%jl' ^\^
A Wilhelm. '^ Je TOUS îâîssè avec elle ! f. ,; ?
Il remonte au fond et s'arrête sur le seuil.
Mais quelle est cette enfant qui se tient là en dehors, derrière la porte?
WILHELM.
C'est Mignon.
Mignon I
PHILINE. i nt4/C^
WILHELM
Oui, la pauvre enfant n'a pas voulu se séparer de moi. Je lui ai fait quitter ses haillons de bohémienne, et elle ra*» suivi. Voulez- vous que je l'appelle?
PHILINE
Sans doute, je suis curieuse de la voiri WILHELM, appelant.