SCENE PREMIÈRE
MIGNOÎN, seule.
Elle est là près de lui.' — Son triomphe commence I Et moi j'erre au hasard dans ce jardin immense...
Avec agitation.
Elle est aimée ! il l'aime ! eh bien ! je le savais !
Ces tourments, je les éprouvais !
Non! je ne l'avais pas entendu de sa bouche, Ce mot qui déchire mon cœur!
Espères -tu que ton chagrin le touche, Pauvre Mignon! il l'aime! et son rire moqueur, Rend plus cruelle encor cette parole I Il l'aime! ô Dieu! je deviens folle De rage et de douleur !
Gourant vers la pièce d'eau.
Ah!... ce flot clair et tranquille M'attire à lui! — j'entends- parmi les verts roseaux,
Votre voix, d filles des eaux!...
Vous m'appelez à vous sous cette onde immobile !... Elle va pour s'élancer, les accords d'uno harpe se font entendrA sous les arbres^
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