CHŒUR DES COMÉDIENS
En route, amis, plions bagage 1 La chance nous sourit enfinl , Que la gaîté soit du voyage.
Au diantro la soif et la faim !
Oublions nos repas d’auberge.
Et saluons, chapeau levé,
Ce vieux castel où l'on héberge Les histrions sur le pavé !
LES COMÉDIENNES, avec dépit.
C est, je gage, à Philine Que le baron destine Ces laquais élégants Et ces chevaux fringants!
Les bohémiens sortent du hangar. Les bourgeois et les paysans se pressent au fond de la scène; un laquais fend la foule des curieux et rient saluer Philine qui descend l’escalier de sa chambre, au bras de Laërte. PII I LINE.
Qui m’aimé, me suive I Et toi, Dieu des amours.
Sois notre convive,
( A ton appel j’accours 1
LA E RTE, au laquais.
N^us vous suivons.
Aux garfons d’auberge, qui portent ses hardes et celtes de Philine. Allez devant, vous autres!
Anx comédiens.
Je vous précède, amis, pour vous mieux recevoir!
Un splendide festin vous attendra ce soir!