LES COMÉDIENS
Vivat 1
PHILINE, bas h Wilhelm, lui tendant la main.
Et vous, Monsieur, n’Ôtes-vous pas des nôtres?... Grâce au galant seigneur Qui, pour nous faire honneur.
Nous prête son carrosse.
Nous allons voyager.
Et nous faire héberger,
Comme en un jour de noce *
MIGNON
WILHELM, portant la main de Philine à ses lèvres.
Oui, je veux vous revoir!
Je serai delà fête!
PHILINE
Adieu donc, cher poêle 1 ' J’emporte cet espoir;
Et voilà pour ce soir,
Mon seul bouquet de fête !
Elle montre à Wilhelm le bouquet qu’elle a reçu de lui. — Mignon qui réparait, son paquet à la main, s’approche vivement et reconnaît les fleurs qu’elle a données à Wilhelm.
MIGNON, à part.
Mon bouquet!
WILHELM, à Mignon.
Qu’as-tn donc?
MIGNON
Rien.
PHILINE, bas à Laërtc.
11 m’aime!
LA F. RTE, riant.
Il est pris!
MIGNON, montrant Lothario.
Vois, de mes pauvres fleurs il n’a point fait mépris J 11 n’a pas rejeté mon bouquet, lui...
WILIIELM, bas en souriant.
Pardonne 1
Je ne l’ai pas offert... on me l’a pris.
MIGNON
C’est bienl... emmène-moi!.. . Je t’appartiens!... Ordonne! Anx bohémiens.
Vous dont j’ai partagé La honte et la misère,
Adieu!...
A l’enfant en Ini passant une médaille au cou.
Toi, pauvre enfant, sois un jour protégé Par cette humble médaille!
A Jarno.
Et toi, dont la colère!