WILHELM, LAERTE
WILHELM, parlant an valet qni le soit.
Qu’on prenne soin de nos chevaux et qu’on mette ma valise en lieu sûr... quant à moi, je déjeunerai ici, sous les arbres.
Le valet entre à l'auberge.
LAERTE, s’approchant ponr saluer Wilhelm.
Monsieur...
WILHELM, lui rendant son saint.
Monsieur...
LAERTE
Je suis chargé par la jeune dame qui était tout à l’heure avec moi sur ce balcon, de vous faire ses compliments pour la façon vraiment chevaleresque dont vo.us avez secouru cette petite bohémienne contre les coups de canne de son gracieux maître.
WILHELM
Ce que j’ai fait, Monsieur, tout autre l'eût fait à ma place.
LAERTE
J’avoue que j’allais descendre, quand vous avez paru sur le seuil comme un Dieu sauveur ; — et si je me suis arrêté en chemin, c’est uniquement pour vous laisser la gloire de votre bonneaction.
WILHELM
Je vous en remercie.
LAERTE
Nos coiurs sont faits pour se comprendre, (ils so saluent.) Permettez-moi, monsieur, de vous dire maintenant qui nous sommes. Il est bon quelquefois de savoir à qui l’on parle. Je me nomme Laërte et la dame du balcon a nom Philine. Vous voyez en nous les derniers débrisd’une troupe de comédiens dont le directeur a, comme on dit, mis la clef sous la porte