LE BLESSE
A M^^ Micliaud-Lapeyre.
Je te donne ma vie et le sang- de ma veine, a force de mes mains et l'éclair de mes yeux ; De tout cela fais-en une farouche haine li conduis ma colère à des combats joyeux ;
Que ta voix héroïque à son appel m'entraîne ers la balle sournoise et l'obus monstrueux, ']t que mon bras défende à la horde germaine ,es foyers de la race et le sol des aïeux.
a Déesse de la Guerre aux armes éclatantes, J'oEFre à ton dur baiser mes blessures sanglantes; Serre-moi longuement sur tes seins cuirassés !
« Prends mon corps douloureux et prends ma chair meu Mais, de mon sang, au moins, laisse-moi juste assez Pour que batte en mon cœur l'amour de la Patrie. »
8 février igiâ.