A CHARLES MULLER
Je vous ai vu jadis qui passiez dans la vie, Svelte et mince, un éclair de gaîté dans les yeux. C'était au temps lointain où, pour Paris joyeux, S'exerçait en riant votre verve applaudie.
Dans la coupe d'or pur que lève le génie, Vous mêlâtes avec un air mal icieux Au breuvage immortel dont s'enivrent les Dieux Quelques grains d'élégante et discrète ironie .
La guerre ! Vous voici debout au premier rang Dans la mêlée et la mitraille, dans le sang, Avec ce fier regard au Destin qui s'avance ;
Et vous avez montré à plus d'un qui tomba Comment on meurt, héroïquement, pour la France A la manière de Charles Mûller, soldat.
A MAURICE DEMAISON
Prends ce livre, Lecteur. Crois-m'en. 11 vaut son prix. 3i j'en sais d'autres où plus haut tonne l'orage ^ui verse sur nos champs le feu qui les ravage S[ul mieux que celui-là n'est plus le nôtre. Lis.
lar en le feuilletant, de croquis en croquis, u peux — vibrant de foi, d'espoir et de courage — ntendre clairement battre de page en page le cœur vaillant, le cœur sublime de Paris.
ii8 1914-191Ô
Il est là tout entier, ce beau cœur héroïque, Tour à tour anxieux, tendre, hautain, stoïque Parmi les noirs grands jours que la ville a vécus,
Où la France, à genoux aux pieds de la Victoire, Sous son aile, signait, grave, une fois de plus. Son nom avec du sans: au livre de la erloire...