‹ Milianah, épisode des guerres d'Afrique verseChapitre 14 sur 14 · VIU · texte numérisé non relu

VIU

De soldats étrangers aventureux mélange,

Parmi nos batailloiis il est une phalange

Qui réunit en elle, errant» jouets du sort,

Les hommes do Midi, les blonds enfknts du Nord:

— Page 81, -

Ce qui est dit ici des chœurs de musiciens formés pai*

NOTES

la iégiou éuaugère, n'est point une fautabie poétique. La malheureuse garnison préludait par xles ctiants aux calamités qui lui étaient réservées.

Non loin de la montagne, où la ville est posée.

- rage 87.—

Le camp d*At)d-el*Kader était en effet derrière le Giié-

Uff» à peu de distance de la ville bloquée.

Nos soldats, aocouros autour des officiers, ITattraH^SpedeiiK canons, et que trois obnsiers.

— Page 42. —

On vient de voir que c'était là tout le matériel de Tartillerle.

Ët le donjon témoin du trépas glorieux nomme désormais Redoute- l'ai Lai ieux.

— Psge 49. —

Historique.

CHAWT DEUXIÈME

La famine qui rôde, ouvrant sa bouche vide.

' Pag» 54. ~

Un déficit énorme fut constaté dans les apprivisionnements laissés par la colonne qui avait ravitaillé la place le 20 juin. D'après les chillres du colonel dlUens., la différence en moins, entre les rations annoncées et celles que la garnison reçut, est de ;

Ce déficit, déjà si considérable, fut d'autant plus sen

30,869 livres

pour la vianda.

pour le pain, pour le riz.

pour ie sel.

pour le sucre, pour le café.

NOIES

sible que deux cents hommes, non compris dans les calculs d approvibjomieiueut, avaient été laissés dans la place pour cause de maladie. 11 faut ajouter que la farine livrée à nos soldats avait éprouvé de telles avaries dans le transport qu'elle était devenue presque impossible à pétrir. Un troupeau de bœufs qu^on menait paStre dans les environs, au milieu des plus grands périls, était chaque Jour décimé par une maladie que Texcèfl des chaleurs avait engendrée.

Tabac, ombre du pain, sî cher aux pauvres gens ! .

— Pige W. —

La plupart des lecteurs comprendront combien la pri* vation totale du tabac dut être cruelle pour nos soldats. On en vit qui essayèrent d'y suppléer par des feuilles

d'autres végétaux, desséchées et roulées en forme de cigare; mais ils ne tardèrent pas à reconnaître Tinsuffisance de cette contrefaçon.

NOTKS. 197

Cette foin la torche de résine

Pétille dans ho.<> maiiiH

^ pftge 69. —

L'iûcendie aliuiné par les Arabe» causa d'horribles

dommages.

ÎV

Oh ! sor eet âpre mont que le Zaooar ctomine.

— Page 68.

Zaccar siguilie celui qui Vf/use de se laisser gravir; c'est le nom que les Arabes ont donné à cette longue crête rocheuse qui domine Milianah, du côté du nord.

Combien de souvenirB descendront chaque Jour !

— Page 63. —

La nostalgie fit de nombreuses victimes à Milianab, soit parmi les Français, soit parmi les hommes de la légion étrangère.

« Aujourd liui 27 juillet, trois soldats encore qui nous

NOTES

meurent du mal du pays : un Breton, un Franc- Gomtoifï et un Provençal, trots hommes excellents. Le dernier, enfant ' de ma proviiK'e, avait uu titre de plus à mon aflection. J'ai recueilli moi-même son dernier soupir. »

C'est le buuooD, le vent qui souffle du désert.

Le simoun souffla sur la ville durant quarante jours

sans Interruption.

« Voilà le trente -deuxième jour que ce vent maudit nous perséovrte. Quand cela finira-t-ii? La chaleur était, à trois heures, si étouUaiite qu'un de nos hommes est tombé comme asphyxié. On a eu grand^ peine à le ranimer. »

— Journal du Colonel, —

CbaqQ» jonmée accroît le noiabre des malades.

— Page ÎO. —

Depuis les premiers jours de juillet, des fièvres pernl-

NOTES. 199

cîeuses d^une nature peu connue se déclarèrent dans nos

bataiUoDs et n'épargnèrent pei^onQe..orficierii et soldats en furent tous plus ou moins atteints. Parmi ceux qui ne moururent pas tout d!abord, chaque malade rechuta plusieurs fois. Les catalogues mortuaires portent plus de 700 soldats et sous -officiers, U capitaines, etc. Quel chiffre sur une garnison de 1,300 hommes 1

Le mal doit être attribué à plusieurs circonstances, dont les principales sont le défaut de nourriture et la maiiguité d'un ciiuiat de feu. La chaleur, au soleil, s'est élevée souvent jusqu^à 56 degrés,

11 est un édifice environné d^axeades ,

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C'est, en effet, dans une>ncienne mosquée transformée en hôpital que l*on réunissait les malades.

Parmi les homm^doot le zèle se lit remarquer auprès d'eux, j'ai noaiaié MM. Nicqueux et Ferrari. Je dois ici joindre 4 ces noms ceux de IfIL Ai^jon, chef de service de santé; Dutemps, aide-m^jor, Duplat, pharmacien;

iOû NOTES.

Fourteau, chirur^en aide-roajor, et Dziewonski, remplissant les mêmes fooctious dans ia légion étrangère.

Les squelettes de marabouts sortant du sol de la mo^ qaée ne soot pas un incident imaginaire»

Pvétre du régim«it, vénérable figure «

• Page 81. —

A celte époque, des chapelains n'étaient pas attachée à nos régiments.

Le Correspondant exprimait récemment, par la plume

de M. Amédée Uennequin, les judicieuses réflexions suivantes:

«De peur d'irriter le fanatisme musulman, les premiers gouverneurs de l'Algérie avaient surveillé avec défiance toute manifestation de Tesprit catholique; c'était mal connaître les Arabes. La profession publique de la religion vraie les eût moins irrités, jnoins humiliés surtout que la crainte d'obéir à des maîtres qui affectaient de vivre sans religion d'aucune sorte. « Vous êtes des chiens; tu ne pries jamais Dieu I » disait Abd-el*i^ader à

NOTES. Ml

ran de ses prisonniers. Les musulmans , qui gardent la loi duCui aii, méprisent un liomme sans piété et haïssent un peuple sans Dieu.

« Le gouvernement français obtint du pape, en 1838, qu'on évêché serait créé à Alger. Le maréchal Valée, mieux inspiré que ses prédécesseurs, ne craignit pas de . laisser voir aux Arabes que la France n'était pas absolument dépourvue de religion : il encouragea la fondation des églises, il accueillit les ministres et protégea le» institutions de la charité chrétienne ; il ne redouta point rinoffensif et victorieux apostolat des bonnes œuvres.

« Cette politique, au lieu d'envenimer la guecre, réussit aussitôt à en adoucir les coutumes cruelles, grâce à Tintervention intrépide de Tévêque d'Alger, monseigneur Dupucb, qui négocia de vive voix, sans escorte, en rase campagne avec Abd-el-Kader, au plus fort des hostilités, un cartel d'échange des prisonniers. Les indigènes ad-* mirèrent son courage et vénérèrent sa piété. Les sœurs de la charité leur ont révélé le caractère et la dignité de la femme sous une forme idéale que leurs mœurs et leur religion leur interdisaient de concevoir. La siyétion aux Français,, maîtres de la force, leur a paru moins dure, moins impossible, depuis qu'ils ont pu croire que Dieu n'avait pas choisi des athées pour leur Imposer une

NOTES

domination nouvelle. £n s^obstiuant à cacher sa religion, la TVance risquait de perdre le bénéfice de la résignation musulmane ; rimpiété fastueu^ie du vainqueur n'eût pas permis au vaincu de reconnaître dans la victoire, ainsi que le Goran le prescrit, la manifestation de la volonté divine. »

Cette Indifférence officielle» justement déplorée par

récrivain du Correspondant^ était loin de représenter les sentiments du plus grand nombre de nos soldats. Le journal du colonel d'illens leur rendait à cet égard de

touchants téuioignage*!.

Sa porte s'ouvre, iTvoît entrer tox étrangers,

L'auteur regrette que le cadre de ce poème Tait obligé de passer sous silence une partie des aventures, vraiment extraordinaires» de ce Giacomo Martini.

Nul hS.

Puis, Berrant uette lettre où l'écrivain prudent Traça des mots que seal déchUAre un confident,

— Page «a. -

C'était une lettre chijjrée. Les lecteurs savent qu^on appelle ainsi une sorte d^épître hiéroglyfique en usage dans les armées. L'auteur a eu dans les mains la copie de celle qui fut portée au maréchal Valée.

CHAJNÏ TKUISIÈME

Det> cime» de l Atlas uu l'aigle t'ait «ou aire, Un brait a reteati, c'est la voix da ttmnene.

>-ragf»97 -

Lu aAreux uuragau éclata sur Miiiaaah vers la ûu du mois d^août.

De ceî5 deiiuers gardiens pour augiiieiiter le nombre, A Taugle des créneanx des chiens guettent dans Tombre : Chiens qtte l'on prit vagoant par la rille en débris,

Et qui , pour cet emploi , sont maigrement nourris.

— Ptge 101. —

11 avait iaiiu, eu eflet, recourir, pour la gaide des

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