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Milice et défense du Canada [microforme]

En proposant la deuxième lecture du bill pour refondre et modifier les lois concernant la milice du Canada, je me permettrai de faire, relativement à notre milice, quelques observations qui, je l'espère, intéresseront les honorables membres de cette Chambre.

Le département de la Milice, qui a aujourd'hui sous sa surveillance les forces militaires du Canada, est organisé (apr 1868 ; mais si nous remontons plus loin dans l'histoire de la milice du Cunada, nous voyons que ce corps, comme organisation militaire, date d'une époque reculée, soit de 250 ans.

Ceux qui connaissent les événements qui se sont passés dans notre pays trouveront intéressant, M. l'Orateur, de voir que l’histoire du Canada, plus que celle de toute autre colonie, et peut-être plus que celle de tout autre pays, abonde en faits d'armes.

Un grand nombre de nos compatriotes ont eu des militaires pour ancêtres, .

Etudiez l'histoire des anciens colons de la Nouvelle-France, qui vivaient sous un drapeau différent de celui qui nous protége aujourd’hui, étudiez l’histoire de la partie anglaise de notre population, et vous verrez qu’un grand nombre do ros compatriotes des deux nationalités descendent de militaires et d'hommes qui ont pris une part active aux faits d'armes qui ont eu lieu dans le pays.

Je suis heureux, M. l'Orateur, en présentant un bill pour refondre les anciennes lois relatives à la milice du Canaïa et on faisant connaître les changements que motive le développement considérable du pays, je suis houreux, dis-je, de passer en revue les exploits de nos pères, car je crois que nous ne pouvons pas être trop fiers de cette partie de notre histoire, ni estimer à une trop grande valeur les pages qui nous donnent la mesure du progrès accompli par notre population, surtout quand on sait que cette population est composée de deux nationalités qui ont déjà combattu l’une contre l'autre, mais qui, depuis que le drapeau anglais est déployé sur nos rives, ont combattu l’une à cêté de l’autre pour leur patrie commune.

Je suis heureux, M. l'Orateur, de dire que les événements qui 8e rattachent à la milice canadienne sont des événements dont serait fier n'importe quel pays; ils formeront toujours la partie la plus importante de l'histoire du Canada.

ans le siècle de réalisme où nous vivons, M. l'Orateur, on dira peut-être que je veux faire du sentimont en me voyaut remontar aux premiers temps de notre histoire et raconter les événements! ‘18 importants qui se rattachent à notre milice, mais je laisserai do.

6 1636 à 1883,, la milice du Canada a pris part à quatorze ou quinze guerres, sans parler des incursions féniennes, et quelques-unes de ces guerres ont duré plusieurs années. Je parlerai seulemont de quelques-uns des engagements les plus importants qui ont eu lieu au Canada.

Ceux qui ont étudié notre histoire se rappellent le combat inémorable qui a eu lieu au Long-Sault en 1660, entre les Français et

les Iroquois, lorsque Dollard, Desormeau et re uos Canaliens, appuyés par cinquante ou soixante sauvages, r istérent aux forces

unies de la nation iroquoise et soutinrent un combat qui dura vingtsix jours. En cette circonstance, ils ont empêché que Montréal ne fût attaqué par les Iroquois, qui méditaient contre cette ville un coup de main au moyen duquel ils espéraient anéantir la colonie française au Canada,

Pendant toute cette période, la force militaire, composée de la milice canadienne, comme aujourd’hui, était prête, chaque fois qu'on D ve sous les armes, à se rendre sur le champ de bataille et à combattre sans compter le nombre des ennemis ; ot ceux qui faisaient partie de ces troupes réussirent, comme je l’ai déjà déjà dit, à empécher ce qui, À cette époque, aurait été le coup de mort donné à la nouvelle colonie française.

Non-seulement à la bataille du Long-Saült, mais aussi lors de la défense de Québec en 1690, les forces militaires du Canada et les auxiliaires répondirent promptement à l'appel pour défendre le pays et remplir les devoirs imposés à des miliciens, qui forment un corps mt om à la défense du pays.

La milice du Canada devrait être fière, aujourd'hui, de posséder ces souvenirs du passé, qui doivent naturellement et nécessairement contribuer à conserver cet esprit militaire qui existe parmi notre Dr ie et qui, plus que toute autre chose contribue à rendre la milice ce qu'elle est aujourd'hui,

Nous avons ensuite eu la guerre de la succession d'Espagne, de 1701 à 1713; la campagne de 1744 à 1749 et la guerre de sept ans, de 1754 à 1760, qui s'est terminée, comme nous le savons tous, par la cession de cette colonie par la France à l'Angleterre; l'invasion américaine de 1775-76, et je puis dire que lorsque cette guerre eut lieu et que la population française fut appelée à combattre sous un nouveau drapeau, les habitants du Bas-Canada, à côté de leurs amis et de leurs frères appartenant à des nationalités étrangères, combattirent pour l'indépendance de leur pays et firent la lutte aussi bravement que les autres. Je suis heureux de dire que, dans nos annales, nous pouvons montrer des victoires dont, je le crois, toute nationalité et tout peuple seraient fiers.

Si j'ai remonté à l'histoire du passé, ce n'est pas seulement dans le but d'amener devant la Chambre ce souvenir des batailles et des exploits militaires du peuple canadien, mais c'est aussi dans le but de montrer qu'aujourd'hui l'amour de la vie militaire devrait être fortement enraciné, et que l'on a toujours fait preuve, parmi le peuple canadien, d’un profond sentiment du devoir militaire, Nous avons le témoignage d'hommes qui ont été à même pape cier les sentiments qui existent parmi notre population, et ils disent qu’elle a l’amour de la vie militaire, qu’elle comprend son devoir et se plie à tout ce que la discipline exige du soldat, Et si ce sentiment existe si éminemment chez notre population, on peut seulement en retrouver l’origine en parcourant ces annales du passé, où l'on était porté à cette vie militaire que je regarde comme l'un des traits les plus saillants de l’histoire de notre pays. .

Lorsque toutes ces guerres que j'ai eu l’honneur de rappeler à la Chambre, furent terminées, lorsque la paix de 1815 fut proclamée, pensez-vous que le peuple oublia ses antécédents et abandonna tout ce qui constitue aujourd'hui une si belle page de l’histoire du Canada ? Croyez vous qu'il a abandonné toute idée de milice? Non; étilest étonnant —ct cependant la chose cexiste—1l est étonnant,

pa | dis-je, que le peuple n'ait rion perdu de son ardeur militaire; en t- apprenant seulement que l’on ferait encore un appel pour organiser e un corps de milice, ils ont retrouvé l'ancien esprit | orrned quiaété

p encouragé par nos historiens et par nos poètes, qui ont composé des

e mes sur les événoments de notre histoire, pour rappeler les

actions éclatantes de nos ancêtres, refrains qui ont été chantés dans

a nos hameaux; et ces souvenirs du passé ont suffi pour conserver ce

\n sentiment militaire qui, en peu de tue a permis au peuple du à Canada, de constituer un eorps de milice qui ferait, aujourd'hui,

nt honneur à tout autre pays. Je ne parle pas des pays d'Europe, qui é- gardent en activité de nombreuses armées permanentes, d'après un la système tout à fait différent; mais je parle du Canada comme colonie, et des pays du continent américain, et je dis que notre corps

la de milice nous fait honneur, et ferait honneur à tout autre pays de

>s co continent, he.

L'autre jour, somme j'étais occupé à préparer la refonte des actes |

un relatifs à la milice, et que je lisais les € reuves d'un bill, un vétéran s'adressa À mon département pour rotirer sa pension, Il montta ses r papiers, ot j'examinai le dossier de sos exploits militaires, ce qui, en

it réalité, formait une page d'histoire des plus intéressantes. Ce vieillard so nommait Rodrigue, et sans doute, c'est le vieux nom l'y 5 qu'on rencontre aujourd'hui dans plusieurs de nos paroisses françaises, J1 m'a dit qu'il avait combattu pour le Canada de 1812 À le 1815; en 1817, il combattit à la Riviè1s-Rougo. De 1820 à 1830, il fit la guerre aux Bermudes et aux Indes occidentales. Il fit la

d campagne du Mexique en 1847. Sa figure s'est empreinte de trisn tesse, lorsqu'il me dit qu'en 1863, les Américains, à qui il avait offert

it ses services, refusèrent de l’admettro dans les rangs de l’armée du Nord, Ils m'ont rofusé, dit-il, parce que l'on m'a trouvé trop vieux; et, après avoir assisté À tant de batailles, il croyait que le peuple américain lui avait fait une injustice en ne lui permettant pas do ji faire partie de leurs régiments.

Ce vétéran, qui me racontait ce qu'il avait fuit, appartient à la e race d'hommes qui, durant les années que j'ai mentionnées, formaient dans le pays une classe à part, et comme la chose est parfaitement reconnue, c'étaient des hommes qui aimaient passionnément la vie militaire et qui étaient toujours prêts à combattre pour toutes les | t causes qu'ils regardaient comme justes. Ils étaient toujours prêts à À t prendre du service dans l’armée, ot je crois qu'aujourd'hui le même 1h

i ‘esprit règne encore parmi le peuple du Canada, * e 31 mars 1868, lorsque mon illustre prédécesseur, sir George F. '] ds Cartier, cet homme d'Etat que nous avons toujours profondément nl t regretté, lorsque, dis-je, il a présenté son bill de milice, il disait—je ie t cite les paroles qu'il prononçait alors : à

Je regarde l'adoption de cette loi comme nécessaire à l'achèvement de la Confédération. J'ai déjà dit, dans une occasion précédente, que nous avons, dans la

Confédération, les trois éléments nécessaires pour constituer une nation. Nous |

AVOnS l'agriculture, le commerce et la navigation, et lorsque nous possédons ces LA

‘trois éléments de force et de pouvoir pour une nation, il en reste encore une autre sf

Pour couronner tout l'édifice, et c'est l'élément militaire. g

Il affirme qu'aucune nation ne peut prétendre à ce titre si elle ne |

, possède pas l'élément militaire, ou le pouvoir de défense ; et il con- { naissait son pays autant que tout autre homme d'Etat qui ait été appelé à présenter uno loi importante dans une assembléelégislative quelconque. Jene veux pas préparer une organisation militaire , ur des fins d'aggrossion; notre ambition est d'exploiter tranquilement ot paisiblement Je champ qui nous a été légué, depuis que

notre constitution nous a permis d'étendre nos frontières co l'Atlantique au Pacifique.

ir George Cartier, en exposant son bill, a attiré l'attention sur le fait important que, durant les quelques années qui avaiont précédé la présentation de ce projet de loi, on avait proposé plusieurs bills nouveaux au sujet de la milice, et celu sans succès ; néanmoins, l'opinion publique étuit favorable À l'adoption d'une loi semblable à celle qu'il proposait, Il disait que le plus difficile était d'établir, au moyen d'une somme peu considérable, un système qui avait toujours entraîné de fortes dépenses dans d'autres pays. A l'époque où vivait sir George Cartier, comme aujourd'hui, heureusement, nous n'avions pas besoin de troupes pour des fins d'aggression, ni pou” toute autre tin, nous voulions seulement protéger les personnes, la ropriété, et nous défendre contre toute attaque qui, comme nous eu avons déjà eu l'occasion, nous donnerait, le droit de résister à toute petite bande organisée qui, comme on a tenté vainement de le faire en 1865, traverserait nos froi tières,

Cependant, out: : cela, comme sir George Etienne Cartier l'a dit, il est indispensable qu'une nation ait une organisation quelconque, dont on pourrait disposer pour aider lo gouvernement À mettre les lois en vigueur et à résister aux désordres intérieurs, Pondant la période qui s’est écoulée entre 1815 et 1868 on n'a rien fait, au Canada, pour former ou porfectionner uno organisation militaire. Le même esprit des anciens jours existait encore, mais il n'y avait aucune organisation, aucun corps régulièrement organisé, si Ce n'est l'ancienne milice que l'on avait coutume de réunir le jour de la Saint-Pierre, pour en comptar les membres; le capitaine faisait l'appel de ses hommes et envoyait son rapport au gouvernement ; mais, à cette exception près, si vous étudiez la question comme j'ai eu l’occasion de le faire, dans les archives du département de la Milice, vous constaterez qu'il n'y avait aucune organisation ; et, en 1868, sir George Cartier devait presque tout créer.

11 devait trouver des hommes, instruire des officiers et les équiper et, en outre, comme nous le savons tous, il devait combattro certaine opposition que l’on faisait alors au système.

L'empressement qu'on a mis à venir à la rescousse de l'honorable ministre de la Milice d'alors, qui s'efforçait d'organiser un corps d'armée, jette dans l'étonnement; et aussitôt que les écoles militaires furent organisées, elles so remplirent, Les jeunes gens des campagnes, des grands centres de commerce, ot de toutes les parties du pays y accoururent.

Le résultat a été qu'en très pe d'années, comme le savent bien ceux qui ont été à ces écoles, nous avons eu des officiers tout à fait aptes à commander des compagnies ou des régiments et à remplir tous les devoirs du soldat. Les écoles militaires furent fondées à cette époque; et, peu après, on a organisé un mouvement qui a eu pour résultat d'envoyer un grand nombre de nos Canadiens-Français rejoindre l’armée pontificale ; ils se sont rendus en Italie pour combattre sous un drapeau étranger. Ils ont acquis des connaissances militaires et de l'expérience, choses qui ne s’oublient jamais ; et, outre cela, nous avons vu 50,000 Canadiens s’enrôler dans l’armée américaine pour combattre pour le Nord contre le Sud,

D'après cela, nous pouvons constater que, bien que depuis plusieurs. années le peuple canadien n'ait pas été appelé à se mêler activement d’affaires militaires, cependant, l’ancien sentiment existe toujours, et

qu'il s'est empressé defsaisir la première occasion qui s’est présentéo-

d'aller à l'étranger et d'y acquérir cette science de la guerre qui, je le crois, a em au Canada, ot qui nous est d’un si grand avantage,

Peu après, sir George Cartier a présenté son bill—environ deux aus après—0t les deux batteries A et B furent organisées, L'instruction que l’on donne dans ces deux dernières écoles est exactement celle que l'on acquiert dans les meilleures écoles du genre en Augleterre; et je dirai ici, comme ministre de la Milice, combien nous sommes redevables au gouvernement impérial de ce qu'il a bien voulu nous envoyer des hommes qui ont organisé notre système militaire, en ce qui concerne ces batteries, C'étaiont des hommes qui avaient fait un service permanent et continu et qui avaient acquis une expérience que l'on ne peut obtenir qu'en Angleterre ou dans d’autres pays où l’on garde une armée permanente, Je puis dire à ces hommes que nous leur devons beaucoup pour l'instruction qu'ils nous ont dounée ; et lorsque leur congé d'absence fut expiré, nous avons pu les remplacer par des Canadiens, par des jeunes gens qui avaiont eu l'avantage d’être initiés au service militaire par des hommes du metier, et qui certainement font honneur à ceux dont ils ont reçu l'instruction et auxquels ils ont succédé, Cette instruction donnée à nos jeunes gens a eu le résultat de mettre des officiers Canadiens à la tête de nos batteries; quand .je parle des Canadiens, je ne veux pas souloment désigner des gens qui appartiennent À co pays, mais les hommes qui ont reçu, au Ganada, l’instr” ‘ion militaire donnée par ces officiers de l’armée impériale.

Ontre l'effectif de ces batteries, il y a un nombre suffisant d'hommes versés dans l'art militaire, qui demeurent dans les différontes provinces de la Confédération, et sur lesquels, à l'heure du danger, nous er jeter les yeux avec confiance comme étant les meilleurs

ommes que l'on puisse trouver pour organiser une armée, ou pour Le or instructeurs des corps de troupe dont on pourrait avoir soin,

Quelques années plus tard, sous un gouvernement différent, le collége militaire royal a été fondé à Kingston. On peut.se demander si l'établisement de ce collége était ou n'était pas une entreprise prématurée; mais je dirai que, dans mon opinion, ce collège, organisé tel qu'il l’est, et produisant les résultats qu'il produit, doit être considéré comme une institution permanente du pays, qui a déjà contribué beaucoup au progrès de notre milice.

Nous avons en outre établi au Canada, une fabrique de cartouches are les munitions dee armes de petit calibre. Je regarde encore

‘établissement de cette fabrique comme un pas de fait dans la bonne voie. Avant l'établissement de cette fabrique, il nous fallait importer une quantité considérable de munitions. L'intérèt de l'argent dépensé de cette façon, accumulé pendant plusieurs années, représentait un capital considérable ; et outre cela, comme on le sait bien, les munitions gardées pendant si longtemps, n'étaient pas aussi bonnes rer l’auraient été si elles n'avaient été fabriquées que depuis peu

e temps et si elles n'avaient pas été gardées si longtemps en magasin, Dans lo cas où les circonstances exigeraient qu'elle fonctionnêt à plein pouvoir, cette fabrique pourrait livrer dans un laps de temps le plus court possible la quantité de munitions dont on aurait besoin, quelle qu'elle soit. Je suis fier de dire que lors de l'établissement de cette fabrique, le ministre de la Milice de l’époque a pu envoyer en Angleterre un officier canadien qui suivit l’école militaire de Woolwich ‘et qui passa l'examen que l'on exige d’un homme que l’on met à la tête d’une fabrique de ce genre; et, aujour-

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d’hui, cet officier conduit les opérations de la fabrique de cartouches de Québec. Cela prouvo que nous avons profité des avantages que nous pouvions avoir en envoyant nos compatriotes étudier l'art militaire en Angleterre; cela prouve, aussi, que chaque fois qu'il 1ous a été donné de procurer à des Canadiens des positions de confiance et d'importance, nous avons toujours profité de ces avantages.

Comme je l'ai déjà dit, lorsque sir George Cartier a présenté son bill, tout était à créer. Il n’y avait rien eu, jusqu'à cette époque, qui eût le caractère d’une organisatiou permanente.

Reportons-nous à quinze ans en arrière, et voyons quel progrès nous avons fait, Voyons ce qua les différents Parlements du Canada ont accompli par leur libéralité et examinons le fait que notre population est, en grande partie, d'opinion que ce corps de milice est nonsoulement nécessaire, mais qu’il nous est très avantageux. Lorsque sir George Cartier a présenté son bill, nous dépendions absolument du marché étranger pour tout ce dont on se servait pour la milice; mais aujourd’hui, nous ne dépendons pas du tout de ces pays pour ces approvisionnements.

La politique inaugurée dans ce pays a créé tant de fabriques de tous genres, que mous avons pu procurer à nos volontaires, on les

renant sur notre marché, la plupart des articles dont on avait besoin ans les différentes divisions du disañement:

Nous avons pu remplacer les couvertures quo nous importations d'Angleterre, par des couvertures fabriquées au Canada. Nous avons pu procurer aux écoles militaires, au Collége Militaire Royal, et aux différentes batteries, le coton à chemise, le coton à draps, et tout le linge nécessaire, et cela chez nos fabricants,

ous les harnais reçus aux différentes batteries, toutes les nouvelles selles, ont été fournis par nos fabricants. Nous nous sommes procuré, de la même façon, los casques des soldats, à l'exception des Los dispendieux, qui ne pouvaient être fabriqués au Canada qu’à es prix beaucoup plus élevés qu l'étranger,

I1 nous a été possible, aussi, de nous procurer au Canada, les cibles que nous avions l'habitude d'importer. La plupart des nouveaux affûts sont fabriqués au Canada. Je voudrais qu'il me fût possible d'ajouter que nous avons pu, aussi, fabriquer nos canons ; mais bien que nous ayons constaté que nous pouvions fabriquer de grosses pièces au Canada, la tentative que l'on a faite jusqu’aujourd’hui dans ce 8, n’a eu aucun résultat pratique.

Mar atenant, M.l'Orateur, en comparant la position que nous occu- .‘f* 1jourd’hui avec celle que nous occupions en 1868, je puis dire que vus avons, aux quartiers généraux et dans les douze divisions mi) res, un personnel dont serait fier tout autre département. No ivons des hommes qui ont passé les meilleures années de leur vie a. service de leur pays, dans un métier qui, dans un pays comme le nôtre, n’est pas un métier lucratif. Ils ont abandonné leurs différentes occupations dans le but de remplir leurs devoirs militaires d’une manière méthodiquo, et ils forment aujourd'hui un étatmajor qui ferait honneur à tout autre pays et à toute autre organisation, Ces hommes ont augmenté leurs connaissances militaires de toute façon. +

Lorsque j'ai visité les différentes divisio: 3 et que je me suis rendu aux bureaux dos aides-adjudants | mer ec aux quartiers généraux des différentes batteries, j'ai êté étonné et heureux en même temp: de voir qu’ils avaient fait venir d'Angleterre et du continent, à leurs propres frais, les meilleures revues et les meilleurs livres que l’on

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pouvait se procurer sur l’art militaire. Eh bien! M. l'Orateur, comme leur solde n'est pas considérable, je crois que le zèle qu'ils apportent à acquérir dos connaissances militaires qui seront très précieuses à leur pays aux jours difficiles, mérite d'être mentionné ; et je suis heureux de pouvoir parler ainsi aujourd'hui.

Avant d'expliquer les changements que l'on se propose de faire par ce bill, il me sora permis de dire que nos magasins, comme Îes états présentés à cette Ohambro l'ont démontré, sont sous la surveillance des hommes les plus compétents,

Plusieurs de nos garde-magasins appartenaient à l’armée anglaise, et lorsqu'ils sont venus dans ce pays, ils connaissaient parfaitement lour métier, Les jeunes gens choisis parmi los volontaires canadiens qu'ils ont formés, ont acquis des connaissances telles qu'ils peuvent aujourd’hui succéder à coux qui ont été leurs instructeurs.

On peut dire que depuis 1868 nous on n’a pas eu l’occasion de mettre à l'épreuve l'efficacité de notre corps de milice. Que l’on rno permette do dire que, depuis 1868, nous avons eu les troubles de la Rivière- Rouge, les troubles féniens, les émeutes des ouvriers et plusieurs autres troubles qui ont obligé le gouvernement d’éprouver ses voloutaires.

Relativement à l'expédition de la Rivière-Rouge, pormettez-moi de Ro RUE du plus grand général que l'Angleterre possède au-

ourd’hui, ; Lorsque lord Wolseley, alors colonel Wolseley, a été appelé à a le commandement du corps de volontaires, organisés pour

du te de la Rivière-Ronge, il a déclaré qu'il ne désirait pas une meilleure armée que celle qu’il avait dans le moment. C'est un témoignage dont nous pouvons tous être fiers, quelque préjugés que nous soyons en faveur de nos compatriotes. Le corps de milice canadion peut aussi s'estimer heureux qu'un homme comme lord Wolseley puisse déclarer qu'il ne pouvait pas désirer une meilleure armée qu'une arméo de Canadiens.

Je désire épargner aux honorables députés la peine de parcourir les anciennes lois telles qu'elles existaient et telles qu'elles seront, en vertu du nouveau bill. Tous les changements sont on italiques, de sorte que les honorables députés pourront les distinguer facilement.

Comme son titre l'indique, ce bill est une refonte de toutes les lois actuelles relatives à la milice. Ce bill est aussi proposé en outre dans le but de faire ces modifications rendues nécessaires par les changements qui se cont opérés dans l’état de nos corps de milice,

On verra que le paragraphe 6 a été amendé de façon à ne faire que deux divisions de milice, savoir: la milice active et la milice de réserve, Co bill simplifiera considérablement les distinctions dont on se servait sous l’ancienne loi,

Aujourd’hui, la milice comprendra les deux grandes divisions : Ja milice active et de la milice de la réserve, division des forces territoriales, et la milice active et la milice de réserve, division des forces navales.

La clause 7 de la loi actuelle a trait à la refonte des cadres dans les différentes provinces. Lorsque la Confédération a été inaugurée, chaque province avait son organisation militaire spéciale,

Lorsque le bill de 1868 fut passé, il devint nécessaire d'insérer une clause en vertu de laquelle ces différentes organisations ne seraient pas complètement détruites, mais seraient graduellement rég'ées d'après le nouveau système contenu dans la clause

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